Réforme de la SNCF: voilà la raison pour laquelle la grève va continuer

Alexandre Boudet
La future convention collective, raison pour laquelle la grève va continuer à la SNCF.

POLITIQUE - C'est la fin de la première étape de la réforme de la SNCF. Au lendemain du 30e jour de grève, la plus longue de ces 30 dernières années, le Parlement a adopté définitivement ce jeudi 14 juin la loi présentée par le gouvernement et la ministre des Transports Elisabeth Borne. Et pourtant le mouvement lancé par tous les syndicats au mois d'avril ne s'arrête pas. Après la pause qui pourrait intervenir pour le baccalauréat, l'action devrait reprendre au moins jusqu'à la dernière vague prévue les 27 et 28 juin.

Mais elle pourrait se poursuivre au-delà, possiblement durant l'été, voire changer de format. "Les cheminots vont décider en fonction des résultats obtenus, mais pour l'instant, je vous le dis solennellement, on est loin d'une sortie de grève, il faut du concret", a ajouté Philippe Martinez. Le patron de la CGT reproche au gouvernement de "crier victoire" et à la majorité de "jeter de l'huile sur le feu" alors que "les problèmes sont toujours sur le tapis".

Si "tout n'est pas dans la loi", c'est qu'une partie (non négligeable) des dossiers n'est pas d'ordre législatif mais sera réglée par la future convention collective. C'est elle qui régira par exemple les conditions de travail des cheminots une fois qu'il n'y aura plus d'embauche au statut, soit en 2020. Le temps est court pour aboutir et une réunion tripartite est organisée ce vendredi. La ministre reçoit les syndicats mais aussi les responsables des entreprises du secteur, à savoir la SNCF mais aussi ses concurrents.

Match retour

C'est en théorie la dernière fois que le gouvernement se met autour de la table, les partenaires sociaux étant ensuite amenés à négocier seuls. Mais en l'absence d'accord, l'exécutif pourra reprendre la main, comme le prévoit la loi adoptée ce jeudi. En attendant, les syndicats demandent à Elisabeth Borne de présenter un cadre global, le plus protecteur possible alors que pour l'heure, la convention "ressemble à un squelette très décharné", selon Rémi...

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