La réforme des retraites sera en vigueur « à l’été 2023 », promet Véran

French Government's Spokesperson Olivier Veran arrives to address journalists after the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace, in Paris on September 14, 2022. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
LUDOVIC MARIN / AFP French Government's Spokesperson Olivier Veran arrives to address journalists after the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace, in Paris on September 14, 2022. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

LUDOVIC MARIN / AFP

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, assure que la réforme des retraites est nécessaire et entrera en vigueur en 2023.

POLITIQUE - Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a martelé ce mercredi 28 septembre que la réforme des retraites était « nécessaire » et devait entrer en vigueur « à l’été 2023 », quelle que soit la manière dont elle est engagée, alors qu’un dîner autour d’Emmanuel Macron doit trancher ce point mercredi soir.

« Nous avons une date d’application de la loi qui est fixée à l’été 2023 », a souligné Olivier Véran lors d’une visite sur le site de l’entreprise Souriau à Champagné, près du Mans, dans la Sarthe. « Donc que ce soit adopté en novembre ou début 2023, c’est du pareil au même », a-t-il insisté alors que la majorité présidentielle est divisée sur la méthode à emprunter.

Le président Emmanuel Macron, qui préférait la voie de l’amendement au budget de la Sécurité Sociale qui sera examiné à l’automne, a décidé de réunir les principaux responsables de la majorité autour d’un dîner, avec la Première ministre Élisabeth Borne, pour arriver à une solution acceptable par tous.

« Il y aura un débat démocratique »

L’alternative était jusqu’alors un projet de loi ad hoc, présenté au début 2023, afin de laisser la place à la concertation réclamée notamment par François Bayrou, allié historique d’Emmanuel Macron, qui s’oppose à tout « passage en force ».

Mais une troisième voie a surgi ces derniers jours, celle d’un projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) rectificatif portant la réforme, qui serait déposé en janvier.

Cette voie budgétaire aurait l’avantage de permettre un recours plus aisé à l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote sauf motion de censure, qu’un projet de loi ad hoc.

« Dès qu’il s’agit d’une réforme nécessaire mais difficile et donc contestée par une partie de l’opinion, on parle toujours de passage en force. C’est toujours comme ça mais ce n’est que de la rhétorique et ce n’est pas important », a rétorqué Olivier Véran.

« Ce qui compte pour les Français, affirme-t-il, c’est qu’ils sachent qu’ils auront une pension de retraite qui ne baissera, qui augmentera année après année, qu’ils ont la capacité d’accéder à l’emploi, à le conserver, et qu’on ne va pas augmenter leurs impôts. » Et d’ajouter : « Ils sont sensibles à ce qu’il y ait un débat démocratique, il aura lieu. »

Un allongement de l’âge de départ à la retraite ?

« Les opposants à la réforme, qui considèrent de fait qu’il faut augmenter les impôts ou la dette, ne vont de toute façon pas changer d’avis en quelques semaines », a-t-il conclu.

Dans la matinée, le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal avait aussi estimé que le calendrier était déjà « arbitré » pour l’été 2023.

Pour lui, il faut un « vecteur » pour favoriser la discussion. Il déplore qu’il y ait « dans les partis politiques, aussi dans les organisations syndicales, un certain nombre de représentants qui contestent le principe même de travailler plus longtemps ».

Les syndicats sont vent debout contre un allongement de l’âge de départ à la retraite. La Première ministre Élisabeth Borne a dit que l’exécutif rendrait public sa décision « d’ici la fin de la semaine ».

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