Réforme des retraites : pourquoi l'Assemblée va pratiquement repartir de zéro

Une situation inédite à l'Assemblée. La commission spéciale avait quelque 22.000 amendements à voter en moins de deux semaines dans le cadre du principal volet de la réforme des retraites, le projet de loi ordinaire. Une mission impossible que les députés n'ont pas réussie : mardi soir, la commission a annoncé la fin de ses travaux en s'arrêtant au milieu du gué, près de 14.000 amendements n'ayant pas été débattus. Elle va siéger un ultime jour mercredi pour examiner cette fois le volet organique de la réforme. Selon des sources parlementaires citées par l'AFP, cette situation est inédite dans le cadre de l'examen d'un projet de loi en commission.

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A qui la faute? Entre "gâchis" et "amertume", les députés de tous bords ont reconnu leur "frustration" face à l'interruption des travaux. Mais s'il fallait désigner un responsable, la majorité dénoncent clairement les Insoumis, accusés d'obstruction pour avoir déposé environ 19.000 amendements sur 22.000. "Il faut que les oppositions se responsabilisent", réclame la marcheuse Marie Lebec citée par l'AFP.

A l'inverse, l'opposition rejette en bloc le calendrier parlementaire contraint de cette réforme. Le projet de loi est en effet examiné en procédure accélérée et, à cause de cette contrainte, la commission spéciale a dû s'imposer l'examen de chaque amendement en une minute maximum. Des délais chronométrés qu'elle n'a pas pu tenir en réalité. Un marcheur décrit...


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