Réforme des retraites : Philippe Martinez fustige « l'indifférence » et le « mépris » du pouvoir

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Quelques heures après le vote de l'article 7 décalant l'âge de départ de 62 à 64 ans par le Sénat, Philippe Martinez, le leader de la CGT a affirmé ce jeudi matin sur France 2 que ça ne « change rien dans la détermination et les mobilisations. Quand il y a une réforme aussi injuste et que tout le monde maintenant le reconnaît, les salariés, les citoyens sont mobilisés plus que jamais », a-t-il expliqué.

Calmer le jeu

Après la mobilisation record de mardi dans la rue avec près d'1,3 million de personnes l'Intérieur et 3,5 millions selon les syndicats, l'intersyndicale a demandé à être reçue en urgence par Emmanuel Macron pour qu'il retire sa réforme. La Première ministre Élisabeth Borne lui a indirectement opposé une fin de non-recevoir mercredi en assurant que la porte du ministre du Travail, Olivier Dussopt, restait « toujours ouverte ».

« Quand il y a des millions de personnes qui sont dans la rue, des millions de personnes qui sont en grève (…) quel est le rôle du président de la République, de jeter de l'huile sur le feu ou de calmer le jeu et dire : on va regarder, je me suis trompé ? », se demande Philippe Martinez.

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Le mouvement « ne peut que s'amplifier si on continue à avoir autant d'indifférence, autant de mépris du côté du pouvoir », a-t-il poursuivi. Emmanuel Macron « doit nous recevoir, nous écouter, et dire ok, on va calmer le jeu, cette réforme, on arrête et on redisc...


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