Réforme des retraites: "pas un passage en force", Le Maire répond à Bayrou sur l'article 49.3

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à l'Elysée le 7 septembre 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à l'Elysée le 7 septembre 2022 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La réponse a été rapide. Ce samedi après-midi, l'homme fort du MoDem, François Bayrou, avait dans les colonnes du Parisien fait montre de son inquiétude et averti l'exécutif d'un éventuel passage en force, via l'article 49.3 de la Constitution, de la si décriée réforme des retraites, revenue dans l'actualité politique ces derniers jours.

Auprès de BFMTV, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a répliqué en fin de journée, rappelant que "le 49.3 n’est pas un passage en force, c’est un outil parlementaire constitutionnel."

"Nous ne voulons pas passer en force, nous tendons la main, nous dialoguons, nous dialoguerons jusqu’au bout. Mais cette réforme doit se faire", a-t-il également insisté.

"Diviser la société française"

Dans son entretien auprès du quotidien francilien, le Haut-commissaire au plan avait fait part de ses craintes d'une division de la société française si jamais l'article 49.3 était bel et bien utilisé par le gouvernement.

"Si on se lance dans cette voie-là, alors nous sommes certains de coaliser d’abord les oppositions entre elles, puis de diviser la société française. Tout cela parce que nous n’aurions pas pris le temps de la pédagogie. La question des retraites, ce n’est pas seulement une question pour le gouvernement, mais pour toute la société française ", avait-il dit.

Cet article de la Constitution permet de suspendre l'examen d'un texte et de l'adopter; moyennant l'engagement de la responsabilité du gouvernement. En cas de risque d'un vote contre majoritaire pour cette réforme des retraites, cela "laisserait peu d'autres choix que son utilisation", avait d'ailleurs averti Gabriel Attal.

Article original publié sur BFMTV.com