Réforme des retraites : la majorité, LR et le RN refusent de donner plus de temps aux débats

L’hémicycle de l’Assemblée nationale photographié le 10 janvier (Photo d’illustration).
JULIEN DE ROSA / AFP L’hémicycle de l’Assemblée nationale photographié le 10 janvier (Photo d’illustration).

POLITIQUE - Accorder plus de temps à la réforme des retraites ? C’est non pour la Macronie, Les Républicains et le Rassemblement national. Ce mardi 24 janvier lors de la Conférence des présidents, le groupe socialiste a proposé de décaler sa journée d’initiative parlementaire lui permettant de mettre ses propres propositions de loi à l’ordre du jour.

Prévue pour le jeudi 9 février (et comportant notamment la nationalisation d’EDF), cette « niche parlementaire » intervient trois jours après le début de l’examen de la réforme des retraites, qui fera son arrivée dans l’hémicycle lundi 6 février. Pour donner la priorité aux débats sur cette réforme d’envergure, le groupe présidé par Boris Vallaud a donc proposé de décaler cette journée au 27 février.

« 11 heures de débat »

Une reprogrammation soutenue par tous les groupes de la NUPES et par le groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT), mais qui s’est heurtée au refus des groupes de la majorité (Renaissance, MoDem et Horizons), des Républicains et… du Rassemblement national. Un parti qui prétend pourtant être à « la tête de l’opposition » au texte d’Élisabeth Borne à l’Assemblée nationale.

Cette issue a fait bondir les élus de gauche, qui dénoncent une alliance entre la Macronie et le groupe présidé par Marine Le Pen. « 11 heures de débat retraites en moins », a déploré sur Twitter Boris Vallaud, quand son homologue insoumise Mathilde Panot a ciblé «la Macronie et ses alliées du RN ».

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S’il n’est pas forcément surprenant de voir Les Républicains (plutôt acquis à la réforme) et les groupes de la majorité refuser de donner plus de temps à l’examen de ce texte controversé, le refus du Rassemblement national interroge, alors que les députés RN disent vouloir « empêcher qu’une majorité se constitue » autour de la réforme à l’Assemblée nationale.

Au HuffPost, une source RN au Palais Bourbon résume ainsi la position choisie par le groupe RN à l’égard de la proposition des socialistes : « on a considéré qu’il n’y avait pas de raison de déplacer leur niche ». Donner 11 heures de débats supplémentaires à cette réforme rejetée par les Français et contestée dans la rue n’est donc pas un motif suffisant pour Marine Le Pen.

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