Réforme des retraites : Laurent Berger ne fera pas de « deal » en cas de report de l’âge légal

Pour le patron de la CFDT, aucun accord ne sera signé si le gouvernement maintient le très probable report de l’âge légal de la retraite à l’occasion de sa future réforme, présentée le 10 janvier par la Première ministre.
THOMAS SAMSON / AFP Pour le patron de la CFDT, aucun accord ne sera signé si le gouvernement maintient le très probable report de l’âge légal de la retraite à l’occasion de sa future réforme, présentée le 10 janvier par la Première ministre.

RETRAITES - Timing serré. Le leader de la CFDT Laurent Berger évacue ce samedi 7 janvier toute possibilité de « deal » entre l’exécutif et son syndicat si le gouvernement maintient le très probable report de l’âge légal de la retraite. Un avertissement qui intervient à 2 jours de la présentation de la réforme des retraites.

« Il faut que ce soit clair, même avec des mesures positives sur les carrières longues ou la pénibilité, on reste opposé à la réforme avec une mesure d’âge. Il n’y aura pas de deal avec la CFDT », affirme le secrétaire général de la CFDT, premier syndicat français dans une interview publiée sur le site du Parisien.

À deux jours de la présentation d’une réforme explosive des retraites prévue mardi 10 janvier, les syndicats font monter la pression contre le gouvernement qui prévoit de mettre en œuvre un probable report de l’âge de départ à 64 ans, avec des mesures d’accompagnement sur l’emploi des seniors ou la pénibilité.

« Si Élisabeth Borne continue de penser que la bonne réforme, c’est le report de l’âge légal, on fera tout pour que le gouvernement recule. Et on utilisera tous les leviers qui sont les nôtres ! », a averti le numéro 1 de la CFDT qui retrouvera ses homologues dès mardi soir pour envisager une riposte commune face au projet gouvernemental.

« Donner le la » de la mobilisation

Laurent Berger s’inscrit par ailleurs en faux contre l’argument de l’exécutif assurant que la réforme des retraites tirerait sa légitimité de la réélection d’Emmanuel Macron en 2022 dont elle figurait dans le programme.

« Les Français n’ont pas donné de quitus sur les retraites au moment de l’élection présidentielle, il faut arrêter de raconter des histoires (...) Si l’on s’est autant démenés entre les deux tours de la présidentielle, c’est pour éviter l’élection de Marine Le Pen, ce n’est, évidemment, pas parce qu’on voulait les 65 ans », a déclaré le patron de la CFDT.

Celui-ci demande en outre aux mouvements politiques de laisser les syndicats mener le mouvement social qui se profile alors que les partis de gauche réunis sous la bannière de la Nupes pprévoientdéjà un meeting commun dès le 17 janvier à Paris.

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« Je crois que les partis de gauche seraient inspirés de nous laisser gérer la mobilisation sociale. C’est aux organisations syndicales de donner le la et le coup d’envoi de la mobilisation », a demandé Laurent Berger.

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