Réforme des retraites : Le gouvernement veut tenir bon sur les 64 ans

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POLITIQUE - Si les 65 ans n’étaient pas un totem, il n’en va pas de même pour les 64 ans. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a fermé la porte lundi à tout recul du gouvernement sur le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, soulignant que « revenir sur ce point serait renoncer au retour à l’équilibre du système ».

« Les mesures d’âge que nous prenons » dans le cadre de la réforme des retraites – à savoir le relèvement de l’âge légal (64 ans en 2030) et l’accélération de l’allongement de la durée de cotisation (43 ans dès 2027) – « sont celles qui permettent de ramener le système à l’équilibre en 2030 », a fait valoir Olivier Dussopt lors du compte rendu du Conseil des ministres.

« Revenir sur ce point serait renoncer au retour à l’équilibre et donc manquer de responsabilité pour les générations futures », a-t-il ajouté, tout en relevant « un désaccord avec les organisations syndicales » sur ce sujet.

Le projet de budget rectificatif de la Sécurité sociale dans lequel est inscrite la réforme des retraites, présenté au Conseil des ministres de lundi, est porteur de « 18 milliards d’euros d’économies à l’horizon 2030 », a précisé Olivier Dussopt.

Ces économies doivent permettre d’équilibrer le système et d’introduire « plus de justice », avec notamment un minimum de pension relevé à 1.200 euros brut pour une carrière complète, qui doit profiter à 1,8 million de pensionnés actuels et environ 200.000 nouveaux retraités chaque année.

Prise en compte des carrières longues, amélioration du compte de prévention de la pénibilité, index sur l’emploi des seniors assorti d’une sanction financière en cas de non-publication pour les entreprises de plus de 300 salariés, fermeture des régimes spéciaux... Le ministre du Travail et son collègue de la Fonction publique Stanislas Guerini ont égrené les points-clé du projet de loi.

Questionné sur la possibilité que le texte soit modifié lors du débat parlementaire, Olivier Dussopt a répondu : « À chaque fois qu’un amendement nous permettra d’améliorer le texte sans renoncer au retour à l’équilibre en 2030, ni aux fondamentaux de la réforme, évidemment nous y serons ouverts ».

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