Réforme des retraites : ces deux points que le gouvernement estime encore négociables

Réforme des retraites : ces deux points que le gouvernement estime encore négociables
BERTRAND GUAY / AFP Réforme des retraites : ces deux points que le gouvernement estime encore négociables

POLITIQUE - Bien reçu. Le gouvernement réagit, ce vendredi 20 janvier, au succès de la première journée de contestation organisée contre la réforme des retraites, sans nier l’affluence dans les rues, et en expliquant que le texte est toujours négociable. Enfin… Négociable sur deux points, à en croire Gabriel Attal : l’emploi des séniors, et les carrières hachées.

Deux sujets agités, avec la pénibilité, comme autant de réserves par ceux qui hésitent encore à soutenir le projet à droite ou dans la majorité. « On peut encore progresser et enrichir notre projet sur deux sujets. Un, les carrières hachées (...). Deuxième chose, l’emploi des séniors, on peut probablement aller plus loin », a ainsi avancé le ministre des Comptes publics sur France inter, au lendemain des manifs (qui ont fait descendre 2 millions de personnes sur le pavé selon la CGT, la moitié selon les autorités).

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Concrètement, l’ancien porte-parole du gouvernement évoque le « congé parental », les « congés pour aider un proche ou un enfant en situation de handicap », qui n’était pas pris en compte dans le dispositif « carrières longues » et qui le sera dorénavant, en guise d’exemple. Il reste vague, cependant, sur les voies d’améliorations possibles, avec les syndicats ou lors de la discussion au Parlement.

Une main tendue… Sans rien dedans ?

« Sur des périodes où des Français ont dû s’arrêter de travailler pour des raisons subies, peut-être qu’on peut enrichir les choses », a-t-il simplement expliqué, sans entrer dans les détails. Même chose pour l’emploi des séniors. « Beaucoup a été fait pour le faire progresser. On peut probablement aller plus loin », a ainsi avancé Gabriel Attal, en rappelant ce que le gouvernement propose déjà dans son texte, comme « l’index senior pour inciter les grandes entreprises », ou la retraite progressive étendue à la fonction publique.

« Ce sont des éléments très concrets que l’on peut continuer à enrichir par la discussion », selon les mots du ministre, soucieux de montrer que la main du gouvernement est tendue. Bien qu’elle ne contienne pas grand-chose.

Difficile, effectivement, de considérer que cette ouverture puisse calmer la fronde observée jeudi dans la rue. L’intersyndicale a déjà annoncé une nouvelle date de mobilisations pour le 31 janvier prochain. Il n’est pas certain, non plus, que ces points soient de nature à convaincre les élus de la majorité, ou de la droite, encore rétifs à valider un texte qui ne leur convient pas en l’état.

« Si je devais voter maintenant, je ne pourrais pas voter pour », a ainsi indiqué l’ancienne ministre Barbara Pompili, lundi soir, en mettant l’accent sur les « injustices sociales » du projet défendu par ses collègues.

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