Réforme des retraites : deux coupures d’électricité volontaires ce 19 janvier

En marge de la mobilisation contre la réforme des retraites, deux coupures d’électricité volontaires et ciblées ont eu lieu ce jeudi 19 janvier (photo d’illustration prise près d’Orléans en novembre 2022).
ERIC PIERMONT / AFP En marge de la mobilisation contre la réforme des retraites, deux coupures d’électricité volontaires et ciblées ont eu lieu ce jeudi 19 janvier (photo d’illustration prise près d’Orléans en novembre 2022).

RÉFORME DES RETRAITES - Il s’agit de premiers passages à l’acte. Deux coupures volontaires et limitées de courant ont été recensées en France ce jeudi 19 janvier par le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité Enedis, à Massy dans l’Essonne et Chaumont en Haute-Marne. Des actions qui interviennent en marge des grèves contre le projet de réforme des retraites.

La CGT avait menacé de coupures d’électricité ciblées sur des communes d’élus favorables à la réforme, ce que le gouvernement avait condamné, les jugeant « inacceptables en démocratie », comme vous pouvez le voir ci-dessous :

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Ces deux coupures ont touché Massy en début de matinée puis Chaumont, préfecture de la Haute-Marne, durant une bonne partie de la matinée, selon Enedis. Le gestionnaire a évoqué des « actes de malveillance présumés ». Et la direction de préciser, auprès de l’AFP : « C’était des coupures volontaires, ce n’était pas des coupures dues à des travaux. »

Une coupure revendiquée par la CGT

À Massy, quelque 1 100 clients ont été touchés, selon Enedis. Le poste manipulé pour occasionner cette coupure alimente « environ 2 200 clients, dont des clients d’une zone industrielle », selon la préfecture de l’Essonne, qui a indiqué que la coupure avait duré de 6 heures 30 du matin à 8 heures environ.

La CGT-Énergie « revendique » cette coupure, a indiqué Claude Martin, secrétaire fédéral de la FNME-CGT, qui a évoqué une « coupure très limitée dans le temps, moins de deux heures », et qui a touché selon lui surtout des entreprises. « C’était juste pour faire passer un message, comme quoi on avait bien les mains sur le réseau. »

« Je trouve cela toujours regrettable que ce genre d’actions soit conduite, mais l’impact a été très limité. L’intention était plus symbolique que malveillante », a déclaré à l’AFP le maire de Massy, Nicolas Samsoen (UDI). « Enedis a gardienné le site. Il y a désormais des personnes pour surveiller le poste à Massy, afin que cela ne se reproduise pas. »

Des lieux symboliques visés en Haute-Marne

La coupure à Chaumont a touché les bâtiments de la préfecture, du conseil départemental, du conseil régional, de la mairie et de l’inspection académique, précise Enedis. De premières coupures ont eu lieu à partir de 6 h 30, et la fourniture d’électricité aux derniers bâtiments a été rétablie à 11 h 30, selon Enedis.

« À 8 heures, à l’arrivée de premiers agents, il n’y avait pas de courant, d’internet de chauffage. Tout a été rétabli vers 11 heures », a indiqué à l’AFP le cabinet de la maire de la ville.

Enedis, qui condamne fermement ces actions, a indiqué qu’elle porterait plainte, comme elle le fait systématiquement, auprès de la police et de la gendarmerie. « Enedis respecte bien évidemment le droit de grève mais condamne fermement tout acte de malveillance sur le réseau public de distribution d’électricité, qui ne reflète en aucun cas ses valeurs de service public », a ajouté l’entreprise.

« En cas d’actes de malveillance sur le réseau électrique, Enedis fait intervenir rapidement des équipes de techniciens afin de rétablir au plus vite la situation pour les clients impactés (sic) », a-t-elle conclu.

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