Réforme des retraites : les députés piégés par le calendrier

L'idée est désormais dans tous les esprits : les députés de la commission spéciale ne parviendront pas à terminer l'examen du projet de loi ordinaire, l'un des deux textes qui composent la réforme des retraites, avant son passage dans l'hémicycle. C'est "plus que vraisemblable", confirme le vice-président de la commission, le socialiste Boris Vallaud. Le texte qui arrivera en séance publique le 17 février sera donc sans doute la copie initiale du gouvernement, débarrassée de toute trace des échanges des semaines précédentes…

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Et ce même si la commission a prévu de siéger tout le week-end et jusqu'à mardi soir, en ne conservant que mercredi pour étudier le projet de loi organique. Samedi à 20 heures, il restait encore 15.970 amendements en débat.

Des motions de censure qui vont retarder un peu plus les débats

Le combat repartira donc de plus belle dans une dizaine de jours, jusqu'au 3 mars, espère la majorité. La Macronie vise à cette date un vote solennel sur le projet de réforme, avant la pause parlementaire pré-municipales, le 6 mars. Là encore, le calendrier est donc serré. "C'est faisable, mais ça dépendra de nos oppositions", convient Gilles Le Gendre, président des députés La République en marche (LREM). Tous les élus seront à nouveau invités à déposer des amendements sur le texte ; et les trois groupes de gauche préparent motions de censure et référendai...


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