Réforme des retraites : Bruno Retailleau et les sénateurs LR posent leurs conditions

The President of Les Republicains (LR) group in the Senate, Bruno Retailleau, speaks to the press at the Hotel Matignon in Paris, after talks on pension reform with the French Prime Minister and presidents of the parliamentary groups of the National Assembly and the Senate, on October 13, 2022. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)
BERTRAND GUAY / AFP The President of Les Republicains (LR) group in the Senate, Bruno Retailleau, speaks to the press at the Hotel Matignon in Paris, after talks on pension reform with the French Prime Minister and presidents of the parliamentary groups of the National Assembly and the Senate, on October 13, 2022. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

RETRAITES - Bruno Retailleau pose ses conditions. Au cours d’un entretien avec la Première ministre Élisabeth Borne sur la réforme des retraites, le président du groupe Les Républicains au Sénat a indiqué jeudi 5 janvier qu’il ne donnerait son aval au texte qu’après avoir obtenu des garanties sur les petites pensions, et notamment celles des femmes.

Dans un compte rendu fait à l’AFP, le chef de file des sénateurs Républicains s’est d’abord enorgueilli de l’importance de son parti pour le bon déroulement de la réforme. « J’ai l’impression que le point d’atterrissage du gouvernement sera la proposition du Sénat », a-t-il affirmé. « Si le gouvernement propose la réforme que nous votons tous les ans, quel serait l’argument qui ferait qu’aujourd’hui on ne la vote pas ? », s’est-il interrogé à l’issue de cet entretien.

Dans cette réforme, le sénateur de Vendée a évoqué « un mix » entre d’une part le report de l’âge de départ à « 64 ans plus que 65 ans », et d’autre part « la durée de cotisation ». « On ne va pas au-delà des 43 annuités de cotisation mais on y va plus vite. La réforme Touraine concernait la génération 1973, sans doute ce sera 1967 », a-t-il ajouté.

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Mais « au-delà de ce cadre général restent en suspens un certain nombre de points importants », a fait valoir Bruno Retailleau. Sur les petites retraites, il a plaidé pour « définir une trajectoire de convergence pour les retraités actuels » afin « qu’il y ait sur quelques années un rattrapage ». Une telle mesure permettrait selon lui de porter à « 85 % du smic, soit 1 200 euros » leur pension en cas de carrière complète.

Borne « ouverte » sur ces trois sujets

« La question des petites retraites et de cette convergence sera pour nous un point important de notre appui à la réforme », a assuré le sénateur, insistant sur le fait qu’« on ne peut pas dissocier la question des petites retraites de celle de la retraite des femmes ». Et d’illustrer le cas « des mères de famille qui, parce qu’elles ont eu des enfants, ont pris des emplois à temps partiel, ou ont eu une carrière hachée ».

Enfin, sur les régimes spéciaux, « pour qu’il n’y ait pas d’injustice, s’il y a décalage de deux ans dans le privé, il doit y avoir un décalage de deux ans pour les régimes spéciaux, après une période de convergence », a-t-il affirmé. « On ne pourrait pas obtenir notre accord si ces points étaient négligés », a averti Bruno Retailleau, qui a senti la Première ministre « ouverte » sur ces trois sujets.

Après de multiples reports, le très controversé projet de réforme des retraites du gouvernement doit finalement être présenté le 10 janvier prochain à l’Assemblée nationale. Si nul ne connaît encore son contenu exact, il est une certitude pour l’Élysée et Matignon : il faut retrouver «  l’équilibre du système de retraite à l’horizon 2030 ». Ce qui passerait forcément selon eux par un recul de l’âge légal de départ, même si les 65 ans, un temps évoqués par le président, ne sont « pas un totem », selon Élisabeth Borne.

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