Réforme des retraites : Cet avertissement de Laurent Berger n’est pas une bonne nouvelle pour Borne

Réforme des retraites : Cet avertissement de Laurent Berger (ici le 3 janvier) n’est pas une bonne nouvelle pour Borne
THOMAS SAMSON / AFP Réforme des retraites : Cet avertissement de Laurent Berger (ici le 3 janvier) n’est pas une bonne nouvelle pour Borne

POLITIQUE - Le bâton de Berger. Le secrétaire général du premier syndicat français, Laurent Berger, est sorti de son rendez-vous à Matignon, ce mardi 3 janvier, en agitant la menace d’une mobilisation sociale d’ampleur contre la réforme des retraites.

« On ressort déterminés à ne pas laisser passer une réforme qui va d’abord impacter les plus modestes », a ainsi souligné le numéro un de la centrale réformiste, le premier dirigeant syndical reçu par la Première ministre Élisabeth Borne pour son dernier round de négociations, mardi et mercredi, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

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« La CFDT se mobilisera » en cas de relèvement à 64 ou 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, a-t-il insisté, en affirmant être d’ores et déjà « déterminé » à appeler « les salariés » à lutter contre le texte, en lien avec les autres syndicats.

Une mauvaise nouvelle, prévisible, pour l’exécutif, déterminé à relever de deux ou trois ans l’âge légal de départ au motif de rétablir l’équilibre des régimes de retraites. Élisabeth Borne a temporisé à nouveau mardi matin en affirmant que le seuil de « 65 ans » n’était pas « un totem »... Mais les différents syndicats, tous hostiles au principe de la réforme, ne se font plus guère d’illusion sur une future « mesure d’âge. »

Conséquence : la Première ministre ne pourra donc pas compter sur la bienveillance du syndicat le plus ouvert, au départ, à une refonte du système. « Je le dis ici et je l’ai dit à la Première ministre : s’il y a un report de l’âge légal de départ en retraite à 64 ou 65 ans, la CFDT se mobilisera pour contester cette réforme », a encore martelé Laurent Berger, comme il le faisait mi-décembre sur BFMTV, à l’unisson de ses homologues syndicalistes. Ils doivent se réunir le 10 janvier prochain, jour de la présentation de la réforme, pour organiser la riposte.

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