Réforme des retraites et 35 heures: cet amendement du MoDem ne va pas pacifier les débats

Notaire élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Paul Mattéi prend la tête des 47 députés Modem à l'Assemblée nationale. Ce proche de François Bayrou succède à Patrick Mignola qui n'a pas été réélu en Savoie.
JACQUES DEMARTHON via AFP Notaire élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Paul Mattéi prend la tête des 47 députés Modem à l'Assemblée nationale. Ce proche de François Bayrou succède à Patrick Mignola qui n'a pas été réélu en Savoie.

POLITIQUE - De quoi ajouter de l’huile sur le feu de la contestation sociale ? Ce dimanche 22 janvier, Le Figaro rapporte que le groupe MoDem à l’Assemblée nationale planche sur un amendement visant à revenir sur les 35 heures, dans le cadre de la réforme des retraites.

Sur le papier, et alors que le gouvernement dit chercher des mesures d’économie pour pérenniser le système par répartition et que le report de l’âge légal à 64 ans crispe tous les syndicats, le groupe centriste estime qu’un allongement du temps de travail hebdomadaire permettrait de contribuer à cet effort.

Un dispositif qui permettrait de « baisser la décote pour les petites retraites et les carrières hachées » et de « trouver des équilibres financiers », explique au quotidien Jean-Paul Mattei, président du groupe MoDem. Philippe Vigier, en charge du dossier, renchérit. « S’il y a une demi-heure de travail en plus par semaine, cela génère des cotisations sociales. Et cela permet de consolider financièrement ce système des retraites par répartition », explique le député MoDem de l’Eure qui, toujours cité par Le Figaro, prend comme exemple la journée de solidarité, mise en place en 2004.

« Et demain, la fin des congés payés ? »

Conscientes du caractère totémique de la question, les troupes macronistes accueillent avec scepticisme cette piste de travail. « Il n’est pas envisagé d’ouvrir la question de la durée légale du temps de travail », balaye la présidente du groupe Renaissance, Aurore Bergé.

En parallèle, cette idée fait bondir la gauche, revigorée par la mobilisation d’ampleur organisée par les syndicats jeudi 19 janvier. « La retraite à 64 ans ne leur suffit pas. Ils veulent supprimer les 35 heures. Et demain, la fin des congés payés ? », s’est indigné sur Twitter le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel.

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« Vu l’impasse de la réforme des retraites, les macronistes veulent s’attaquer au temps de travail. Décidément ils ne nous auront rien épargné », a renchéri Rodrigo Arenas, député LFI de Paris, sur le même réseau. « Leur projet : démanteler une à une toutes les conquêtes sociales des 50 dernières années », ajoute le député écologiste Benjamin Lucas.

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