Une réforme qui promet aux sages-femmes plus de reconnaissance adoptée au Parlement

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Romilly Lockyer / Getty Images

SANTE - Le métier de sage-femme évolue. Le Parlement a définitivement adopté ce lundi 16 janvier, par un vote unanime de l’Assemblée nationale, une proposition de loi pour réformer leur formation et accorder plus de reconnaissance à la profession. Tous les groupes ont voté pour le texte afin de soutenir un métier en « manque d’attractivité ».

Déjà plébiscité lors de deux précédents votes à l’Assemblée et au Sénat, le texte prévoit d’ici à 2027 d’intégrer totalement la formation des sages-femmes au sein des universités, pour « homogénéiser le niveau de formation », et « décloisonner les formations en santé », en priorité à travers les unités de formation et de recherche (UFR) de médecine ou de santé.

Cette proposition de loi complète aussi ces études par la création d’un troisième cycle d’une durée d’un an, soit une sixième année de formation. Après une modification du texte au Sénat, il concernera les étudiants débutant « la deuxième année du premier cycle à compter de la rentrée universitaire 2024 ».

Les sages-femmes qui possèdent un doctorat pourront également conjuguer la pratique clinique et une pratique d’enseignement et de recherche. Le texte prévoit aussi une meilleure reconnaissance, en considérant leur activité comme une profession médicale à part entière et non plus « paramédicale ».

« Une grande avancée »

L’Organisation Nationale Syndicale des Sages-Femmes a salué sur Twitter « une grande avancée pour les sages-femmes » et « la fin d’un long parcours parlementaire » avant de remercier l’ex-députée (Agir ensemble) Annie Chapelier, à l’origine du texte sous la précédente législature, la « mère de cette PPL ».

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Dans le camp présidentiel, le rapporteur Paul Christophe (Horizons) a aussi salué Annie Chapelier, qui était présente en tribune. « J’ai conscience que cette proposition de loi ne répond pas à tous les enjeux (...) Mais ce texte constitue une première pierre utile, incontournable et immédiatement applicable », a-t-il estimé. Le syndicat des sages-femmes souhaite rester « vigilant.e.s sur les modalités d’application de cette loi ».

La députée écologiste Sandrine Rousseau a soutenu une « avancée indéniable », tout en réclamant une « augmentation des salaires », dans la même veine que plusieurs élus de gauche. Quant à la ministre déléguée aux professions de santé, Agnès Firmin Le Bodo, elle parle d’un « un beau texte », qui montre « le rôle toujours plus étendu » des sages-femmes « dans la santé des femmes ».

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