Comment la réforme de la première année de médecine a déçu les étudiants

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La réforme de la première année de médecine, dite Paces, avait pour objectif de rompre avec la dureté du numerus clausus et de permettre à des étudiants de se réorienter sans perdre deux années. Un tournant raté d’après des étudiants et leurs parents.

Une première année de médecine plus éprouvante qu’avant ? Peu, parmi ceux qui l’ont tentée, auraient pensé que ce soit possible. "Je ne voyais pas comment ils pouvaient rendre ça plus inhumain, mais ils ont réussi" lâche Judith, 20 ans, étudiante en première année à la faculté de médecine de Bordeaux. Voilà dix jours que la jeune femme a passé ses concours du deuxième semestre. Soulagée ? "Ce n’est pas le bon mot. Je dirais plutôt que je suis en colère et un peu dégoûtée". Tout aussi lessivée par une année qui lui a fait perdre du poids et partir en burn-out pendant quatre semaines. "Je ne critique pas la dureté habituelle d’une première année de médecine, on savait à quoi s’attendre. Mais en réalité, cette année est deux fois plus dure pour nous", déplore l’étudiante.Dans son viseur, le double cursus que doivent désormais suivre les étudiants en première année de médecine, soit une majeure santé et une mineure (qui peut aller de la philosophie en passant par le droit ou les sciences). Pour Judith, il s’agit d’une mineure Sciences et vie. Près de 60 heures, en plus du programme habituel déjà bien chargé. La mineure est une nouveauté intégrée par la réforme de la première année de médecine (votée en 2019).Le sentiment...

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