Réforme de la police judiciaire : agents et magistrats haussent le ton avant une réunion avec Gérald Darmanin

© Xose Bouzas/Hans Lucas via AFP

Son contenu n’est pas encore connu et pourtant, la réforme de la police judiciaire (PJ), prévue pour 2023, est déjà critiquée par les agents et les magistrats qui s'inquiètent de la « dislocation de la PJ chargée d’enquêter sur les crimes les plus graves ». Portée par la Direction générale de la police nationale (DGPN), cette réforme entend « rationaliser » l’organisation des services de polices judiciaires qui regroupent 6 000 agents et enquêtent sur les crimes habituellement sur le « haut du spectre », c’est-à-dire une partie les crimes et infractions les plus graves et complexes. Mais l’opposition grandit dans les rangs de la PJ, après la rédaction de plus de mille rapports en interne et la création inédite mi-août d’une Association nationale de la police judiciaire (ANPJ), qui a dénoncé, dans un communiqué publié le 25 août, une « réforme opaque et mortifère aux conséquences désastreuses ».

Les enquêteurs de police judiciaire sont actuellement sous l’autorité du Directeur central de la police judiciaire (DCPJ). Mais avec cette réforme, le gouvernement veut les intégrer à une filière investigation, avec les enquêteurs de sécurité publique en charge de la délinquance du quotidien. Le projet de réforme prévoit de placer tous les services de police à l'échelle du département - renseignement, sécurité publique, police aux frontières (PAF) et police judiciaire (PJ) - sous l’autorité d'un seul Directeur départemental de la police nationale (DDPN), dépendant du préfet. Ceux-ci...


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