Réforme du lycée : la situation se dégrade pour les filles et les élèves des milieux populaires, alerte le SNES-FSU

franceinfo
Le syndicat enseignant estime qu'avec la suppression des filières, les filles, qui ont souvent plus de difficultés en mathématiques, et les élèves qui n'ont pas confiance en eux, se dirigent vers d'autres spécialités.

Le syndicat enseignant SNES-FSU dévoile jeudi 18 avril les résultats d'une étude menée auprès de 4 000 élèves de seconde sur les conséquences de la suppression des filières, prévue par la réforme qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine pour les classes de première. Pour Valérie Sipahimalani, la réforme ne résout "pas du tout" le problème de la prédominance de la filière scientifique, au contraire. Et elle renforce encore les inégalités. Avec la réforme du lycée, "la situation se dégrade" pour les filles et "les élèves de milieux populaires", affirme ce jeudi sur franceinfo Valérie Sipahimalani, secrétaire générale adjointe du SNES-FSU.

franceinfo : Selon votre étude, la réforme du lycée et la suppression des bac L, ES, et S va-t-elle casser la prédominance de la filière scientifique ?

Valérie Sipahimalani : Pas du tout, on a encore la moitié des élèves qui se dirigent vers la filière scientifique qui n'existe soi-disant plus. Mais pour nous, l'important est que si l'on prend la peine de réformer le lycée, ce devrait être pour lutter contre les inégalités. On a en France un lycée avec trois voies : générale, technologique et professionnelle. Des voies qui sont socialement très marquées, avec des filières qui sont très différentes du point de vue du nombre de filles et de garçons. On se disait que si l'on réforme la voie générale, on va essayer (...)

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