Réforme de l'assurance chômage : le ministère du Travail admet un problème en cas de maternité, arrêt maladie ou chômage partiel

Sarah Lemoine
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Le ministère du Travail reconnaît un effet secondaire indésirable dans la réforme de l’assurance chômage. Dans un courrier envoyé mardi 13 avril à l’Unedic, et que franceinfo a pu consulter, le ministère admet que les salariés qui ont été en congé maternité, en arrêt maladie ou en chômage partiel seront moins bien indemnisés à partir du 1er juillet. Il se dit prêt à rectifier le tir.

Les syndicats alertaient depuis des mois sur le sujet. On sait déjà que la réforme de l’assurance chômage va réduire le montant des allocations de plus d’un million de travailleurs précaires à partir du 1er juillet, de 17% en moyenne. Ce que l’on découvre désormais, c’est que certains d’entre eux vont être doublement pénalisés, parce qu'ils ont eu un arrêt maladie, un congé maternité ou du chômage partiel sur les 24 derniers mois avant d’ouvrir des droits.

Le problème vient de la nouvelle règle de calcul du salaire journalier de référence, qui détermine ensuite le montant de l’allocation. À partir du 1er juillet, un certain nombre de jours non travaillés vont être pris en compte. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Cette nouvelle règle perturbe la neutralisation des jours d’arrêt maladie, de congés maternité ou de chômage partiel.

De fortes conséquences sur l'allocation

À la demande du syndicat Force ouvrière, l’Unedic a fait des simulations. Elle a comparé la situation entre deux salariées au Smic, qui justifient des mêmes périodes d’emploi et d’inactivité sur une période de référence (...)

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