Réforme constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie: face aux tensions, le président Macron temporise

Les députés français votent solennellement ce mardi 14 mai la réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral pour les scrutins provinciaux de Nouvelle-Calédonie. Si l'Assemblée nationale donne son feu vert, le Parlement devra entériner la réforme en Congrès. Toutefois, face à l'extrême sensibilité du dossier et aux vives tensions sur l'île, Emmanuel Macron ne va pas convoquer immédiatement députés et sénateurs à Versailles. Ce lundi, le haut-commissariat de la République sur place a par ailleurs annoncé un couvre-feu.

Le président français l'a fait savoir dimanche 12 mai : il faut laisser une dernière chance à un dialogue entre loyalistes, très favorables au dégel des listes, et indépendantistes, farouchement opposés. Toutes les sensibilités politiques calédoniennes vont être conviées prochainement à Paris pour parvenir à un accord global sur les institutions de l'archipel. En jeu, la réforme qui vise à élargir le corps électoral, gelé depuis 1998, lors des scrutins provinciaux, cruciaux sur l’ile. Elle permettrait aux résidents depuis au moins 10 ans d’y participer.

À 17 000 kilomètres de Paris, le dialogue semble impossible

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