La réforme des APL rapportera finalement peu à l'État

Julien Dury, AFP
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C'est un dossier qui plombe depuis le début le quinquennat d'Emmanuel Macron. Sans cesse retardée, la réforme des aides au logement (APL) est enfin prête pour début 2021 mais rapportera moins qu'attendu à l'État à cause des effets de la crise.

"Ça a été un chantier difficile", a admis ce vendredi Vincent Mazauric, directeur général de la CNAF, l'organisme qui verse ces aides au logement via les caisses d'allocations familiales.

Il s'exprimait aux côtés de la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, pour détailler le lancement au 1er janvier 2021 de cette réforme qui prévoit désormais de calculer les APL "en temps réel".

Jusqu'à maintenant, ces aides prennent en compte les revenus engrangés deux ans plus tôt par le bénéficiaire. Désormais, elles seront calculées à partir de ses revenus actuels ou, plus précisément, de ceux engrangés dans les douze mois précédents avec une réactualisation tous les trois mois.

L'idée est de mieux adapter les aides à la situation réelle des gens. Depuis l'annonce de cette réforme, le gouvernement a toujours vanté son caractère équitable et rationnel.

"Le système de calcul des APL ne change pas", a encore insisté vendredi Mme Wargon. "Cette réforme va nous permettre d'être plus justes."

La réforme, annoncée en 2018 au début du quinquennat, aura finalement deux ans de retard.

Reportée à plusieurs reprises, sa mise en place s'est d'abord (...) Lire la suite sur La Tribune.fr