Réforme des études de santé : la formation des pharmaciens toujours en danger

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La mise en œuvre de cette réforme entérine à nouveau l’inégalité des chances d’entrée dans les filières de santé.
La mise en œuvre de cette réforme entérine à nouveau l’inégalité des chances d’entrée dans les filières de santé.

La première année commune aux études de santé (PACES) est morte, enfin ! Mais la réforme de l?entrée dans les études de santé qui lui a succédé ne résout toujours pas les problèmes d?accès aux études de pharmacie, bien au contraire !

Nous nous sommes battus pendant plus de dix ans contre la PACES pour obtenir une véritable égalité des chances et plus d?équité dans l?accès aux différentes filières de santé. Nous nous retrouvons dix ans plus tard avec une réforme qui, sous prétexte de multiplier les voies d?accès aux études de santé, accentue encore la discrimination entre la médecine et les autres professions de santé, dont la pharmacie. Les études de médecine écrasent toujours de fait les autres filières : invisibles pour les bacheliers, les autres filières ? pharmacie donc, mais aussi dentaire, sage-femme, kinésithérapie ? sont reléguées au niveau de choix par défaut lorsque le classement ne permet pas l?entrée en médecine, même avec de très bonnes notes finales. Sous le maquillage sémantique, rien n?a changé, encore faut-il s?y retrouver?

Une nouvelle voie courte, le parcours accès santé spécifique (PASS), assure 70 % des entrées en deuxième année de chaque filière pour l?année 2020-2021 (et 50 % seulement dès 2021-2022). Et une nouvelle voie plus longue (une à trois années d?études), les licences avec accès santé (LAS), assure 30 % des entrées en deuxième année (et 50 % dès 2021-2022). Les LAS visent à diversifier les profils d?étudiants à l?entrée des ét [...] Lire la suite

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