Référendum constitutionnel en Tunisie: «Je vote pour l'avenir de mes enfants»

Un an après la suspension et la dissolution du Parlement par le chef de l'État lui-même, un peu plus de neuf millions d’électeurs sont appelés aux urnes, ce lundi 25 juillet 2022. Un référendum sur une nouvelle Constitution, un projet controversé, porté, imposé par le président Kaïs Saïed.

Avec notre envoyée spéciale à Tunis, Magali Lagrange

Dans une école primaire du quartier du Bardo à Tunis sous une chaleur écrasante, l’affluence n’est pas celle des grands jours. Il n’y a pas de file d'attente, mais plutôt un va et vient d'électeurs. L’opération de vote est rapide, puisqu’il suffit de cocher « oui » ou « non », la case verte ou rouge, en dessous de la question : « Approuvez-vous le projet de la nouvelle Constitution de la République tunisienne ? ». Des affiches, à l’entrée des bureaux, expliquent d’ailleurs la procédure à suivre pour voter.

Dans les bureaux de vote visités à Tunis, les électeurs sont majoritairement âgés de plus de 45 ans. Les jeunes se font rares pour l’instant. Il faudra voir s’ils viennent plus tard. Ce lundi est un jour férié, la fête de la République tunisienne, qui prolonge le week-end.

Dans les bureaux de vote du quartier Ettadhamen, banlieue populaire de Tunis, les électeurs ont afflué en nombre pour participer au référendum constitutionnel. Beaucoup d’habitants de ce quartier espèrent que le président Kaïs Saïed améliorera la situation économique une fois cette Constitution adoptée, et qu’il luttera contre le chômage et la corruption.


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