Référendum sur le climat : Macron a joué à la roulette russe

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Le décompte qui doit aboutir au référendum sur le climat a été enclenché.

Le Conseil des ministres a en effet adopté le projet de loi qui, s’il était voté dans les mêmes termes par l’Assemblée et le Sénat, serait ensuite soumis au vote des Français par référendum.

Il faut en parler au conditionnel ?

Parce qu’il y a peu de chances que le Sénat adopte le texte du projet tel qu’il a été voulu par Emmanuel Macron. À première vue, c’est une affaire pourtant simple. Il n’a fallu que 55 petites secondes, montre en main, à Gabriel Attal pour en parler dans son compte-rendu du Conseil des ministres. Sauf que tout dépend d’un mot, d’un verbe très précisément.

Un verbe ? C’est-à-dire ?

Avec ce projet de loi, il serait inscrit dans la Constitution que "la République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement, et lutte contre le dérèglement climatique". "Garantit", c’est un mot très fort, presque coercitif. Tout ce qui ne "garantit" pas la biodiversité devient anticonstitutionnel. À droite, mais aussi dans une partie de la majorité présidentielle, on préfèrerait plutôt dire "favorise" : la République favorise la biodiversité et la lutte contre le dérèglement climatique. C’est une intention, solennelle certes, mais pas une contrainte paralysante pour une bonne partie de l’activité humaine. Et du choix de ce mot, de ce verbe, dépendra le succès ou l’échec du référendum.

Si c’est le verbe "garantit" ?

Le danger, c’est qu’une partie des Français rejette cet absolutisme écolo,...


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