Une référence à Zaporijjia pousse la Russie à bloquer l’adoption d’un texte de l’ONU sur la non-prolifération

Photo TIMOTHY A. CLARY/AFP

La guerre en Ukraine s’invite dans les négociations du traité de non-prolifération nucléaire de l’Organisation des Nations unies. “Le traité est réévalué tous les cinq ans, dans le cadre d’un effort conjoint [des 191 pays signataires] pour réduire les risques de catastrophes nucléaires et arrêter l’expansion nucléaire dans le monde”, rappelle CNN. Mais après un mois de discussions, “la Russie a refusé de signer la version finale du document”.

À l’ONU, les Russes ont notamment dénoncé une référence à Zaporijjia. Une clause soulignait ainsi “l’importance primordiale de garantir le contrôle par les autorités ukrainiennes compétentes des installations nucléaires”, avant de donner la centrale nucléaire de l’est ukrainien en exemple. Ils ont par ailleurs rejeté la responsabilité de l’échec des négociations sur “les protecteurs” de l’Ukraine. “C’est comme si on avait fait un film, mais que nous n’avions pas la version finale”, s’est désolé l’Argentin Gustavo Zlauvinen, à la tête des discussions.

L’ONU en visite à Zaporijjia

Le site de Zaporijjia est au cœur du conflit entre l’Ukraine et la Russie, les deux pays s’accusant l’un l’autre des dysfonctionnements de la centrale, liés aux bombardements dans la région. “Kiev a accusé à plusieurs reprises les forces russes de stocker des armes lourdes à l’intérieur du complexe nucléaire, et de lancer des attaques depuis la centrale, en sachant pertinemment qu’une riposte ukrainienne risquerait de toucher l’un des six réacteurs de la centrale”, rapporte CNN. D’après le média américain, “l’échec des négociations intervient à une date symbolique, alors que l’Ukraine fait face à son sixième mois d’invasion russe”.

Mais la situation ukrainienne est également scrutée par le reste du monde. “Les États-Unis et plusieurs dizaines d’autres pays ont fait part de leurs inquiétudes face à une prise de contrôle russe de la centrale la plus importante d’Europe”, analyse le site d’informations américain. À la demande des autorités ukrainiennes, l’ONU a par ailleurs annoncé que son organisme de surveillance nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avait réussi à former une équipe à envoyer sur place, après des semaines de négociations.

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