Réduction des pesticides : la Fondation Nicolas-Hulot fustige le manque de moyens

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Dans une étude dévoilée ce mardi, la Fondation Nicolas-Hulot évalue à moins de 1% la part des financements publics au secteur de l'alimentation qui contribuent à faire reculer l'usage des pesticides.

La réduction de l'utilisation des pesticides est sans doute l'une des politiques environnementales pour lesquelles la faillite de l'Etat à respecter ses objectifs est la plus spectaculaire. Un fiasco qui poursuit les gouvernements successifs depuis le mandat de Nicolas Sarkozy. Après avoir affiché, dans la foulée du Grenelle de l'environnement de 2007, le projet de réduire de moitié l'utilisation de ces substances toxiques pour 2018, l'Etat a été contraint de revoir ses ambitions lorsqu'il est apparu évident que l'objectif initial ne serait pas atteint. La réduction de moitié est désormais fixée à 2025, avec un objectif intermédiaire d'une baisse de 25% pour l'année 2020. En fait de baisse, le recours aux pesticides a fortement augmenté entre 2009 et 2017 (+25%).

En 2019, les quantités vendues ont très fortement chuté... mais elles avaient fortement augmenté en 2018, car «les agriculteurs ont eu tendance à stocker des produits phytopharmaceutiques à l’approche de la fin de l’année précédente afin d’anticiper» la hausse de la redevance pour pollutions diffuses au 1er janvier 2019, expliquait le ministère de l'Agriculture la semaine dernière. En moyenne triennale, généralement utilisée en la matière pour lisser les effets d'événements susceptibles de causer de fortes variations d'une année sur l'autre, la vente de produits phytopharmaceutiques est passée de 52 246 tonnes entre 2009 et 2011 à 50 332 tonnes entre 2017 et 2019. Très insuffisant pour atteindre les -25% qui devaient l'être en 2020.

Récemment condamné pour son incapacité à respecter ses propres objectifs en matière climatique, l'Etat a aussi échoué cette question des pesticides, dénoncent la Fondation Nicolas-Hulot (FNH) et le Bureau d’analyse sociétale pour(...)


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