La réduction des particules fines en bonne voie pour la RATP

la rédaction de Futura
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Quitte à lutter contre les particules fines, autant s’attaquer au problème à la source. Le sujet est sur les rails de la RATP depuis une vingtaine d’années, mais pourrait connaître une nette accélération depuis qu’elle s’est aiguillée vers l'équipementier ferroviaire Faiveley Wabtec et sa solution de freinage baptisée Green Friction.

90 % de particules fines en moins

Ce dispositif présenté comme révolutionnaire est censé réduire de 90 % l’émission de particules au moment du freinage de tout type de matériel roulant, voiture, bus, mais surtout métro ou RER car le plus souvent situés dans des espaces souterrains.

En attendant, la solution est en cours de test à Avellino, près de Naples, depuis la fin octobre 2020. Selon la RATP, « ces tests dynamométriques permettent de reproduire les conditions réelles d’exploitation du train pour les matériaux de friction des freins à disque. Ils se composent d’équipements de laboratoire pour compter et mesurer avec précision la taille et le nombre des particules générées par le frein à friction ». L’expérimentation est menée sur un frein à disque de matériel roulant ferré de type MI09, comme celui du RER A en circulation sur le réseau de la compagnie de transport public parisienne.

Le credo écologique de la RATP avec Faiveley Wabtec : réduire de 90 % le taux d'émission de particules fines lors du freinage de tout type de matériel roulant. © Studio Laure, Adobe Stock
Le credo écologique de la RATP avec Faiveley Wabtec : réduire de 90 % le taux d'émission de particules fines lors du freinage de tout type de matériel roulant. © Studio Laure, Adobe Stock

Les particules fines

Plusieurs types de particules sont dans le viseur de cette innovation : PM1, PM2,5 ou encore PM10. Chaque chiffre correspond au diamètre des particules exprimé en micron (µm), qui équivaut à 0,001 millimètre. Ainsi, derrière PM 10, il faut comprendre une particule fine (ou particulate matter, ou PM, en anglais) d’un diamètre inférieur à 10 µm, soit 5 à 7 fois moins que celui d’un cheveu humain.

Le problème, c’est que selon leur diamètre, les particules peuvent être inhalées et affecter nos voies respiratoires. Si au-delà de 10 µm, elles sont retenues...

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