Réduction de 70% des cas graves de paludisme grâce à une nouvelle approche

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L'approche consiste à combiner une dose de rappel d'un vaccin antipaludique avant la saison des pluies, avec des médicaments préventifs.

Une nouvelle approche utilisant des remèdes déjà existants contre le paludisme a montré pouvoir réduire de 70% le nombre de cas graves de cette maladie infectieuse chez les enfants, selon une nouvelle étude menée en Afrique subsaharienne.

Un vaccin avec une efficacité limitée

Ces résultats "spectaculaires", publiés dans le le 25 août 2021, pourraient changer la donne dans la lutte contre le paludisme -- aussi appelé malaria -- qui tue environ 400.000 personnes par an, dont en très grande majorité des enfants de moins de cinq ans, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'approche consiste à combiner une dose de rappel d'un vaccin antipaludique avant la saison des pluies, avec des médicaments préventifs. Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le vaccin "RTS,S", n'a qu'une efficacité limitée, a expliqué à l'AFP Brian Greenwood, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et auteur principal de l'étude. Des travaux ont montré que la protection du vaccin s'érode avec le temps, et que celle-ci est de 30% sur une période de trois à quatre ans. L'équipe de chercheurs a donc voulu tester le bénéfice d'un rappel de ce vaccin chaque année après une série de trois doses initiales. Le rappel est administré avant la saison des pluies, lorsque la population de moustiques - vecteurs de la maladie - est au plus haut.

Une combinaison efficace

Les essais cliniques ont suivi plus de 6.000 enfants âgés de 5 à 17 mois, au Burkina Faso et au Mali, pendant trois ans. Ils ont été répartis en trois groupes : ceux n'ayant reçu que des médicaments antipaludiques - sulfadoxine-pyriméthamine et amodiaquine; ceux n'ayant reçu que le vaccin; et ceux ayant reçu les deux en suivant cette nouvelle approche. La combinaison des deux a été la plus efficace : elle a réduit de 63% le nombre de cas, de 71% les hospitalisations, et de 73% le nombre de décès, comparé à la prise de traitements préventifs seuls. L'ordre de grandeur était le même comparé au vaccin seul. "C'éta[...]

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