Redoine Faïd a refusé d'être extrait de sa cellule pour comparaître devant la cour d'assises

Redoine Faïd qui doit comparaître en appel à partir de ce jeudi pour le braquage à l'explosif d'un fourgon blindé a refusé d'être extrait de sa cellule. Il dénonce ses conditions de détentions.

"Je constate l’absence dans le box, je pense pas qu’il soit venu, sauf évasion..." La petite pique lâchée par la présidente de la cour d'assises de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, n'est pas passé sur les banc de la défense. "Je ne trouve pas ça drôle", se lève d'un bond Me Frank Berton. Il l'a appris un peu plus tôt, son client Rédoine Faïd a refusé d'être extrait de sa cellule pour comparaître ce jeudi au premier jour de son procès en appel pour le braquage d'un fourgon blindé en 2011.

Ce jeudi, Rédoine Faïd a été présenté à deux agents de l'administration pénitentiaire à qui il a exprimé son refus d'extraction pour être conduit devant la cour d'assises de Saint-Omer. Le braqueur multirécidiviste a entamé une grève de la faim et de la soif depuis une semaine, indiquent ses avocats, précisant qu'il avait "perdu 9 kilos" et que son état s'était nettement "dégradé".

Expertise médicale

Rédoine Faïd entend protester contre ses conditions de détention très strictes pour celui qui s'est évadé à deux reprises. Isolement, fouilles à nu, parloirs protégés par une vitre en plexiglas, dans le quartier ultra-sécurisé de la prison de Vendin-le-Vieil, le braqueur a également vu sa demande d'être transféré, le temps du procès, dans une prison plus proche du tribunal rejetée.

"On va donc le transporter comme un chien, tous les jours, bandeau sur les yeux", s'agace Me Berton.

"Il n’est donc pas présent dans le box, je...

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