Réchauffement climatique: les températures frôlent les 35°C en Arctique

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Une vue de l'Arctique - Image d'illustration  - PIERRE-HENRY DESHAYES / AFP
Une vue de l'Arctique - Image d'illustration - PIERRE-HENRY DESHAYES / AFP

Après l'Antarctique et le Canada, c'est au tour de l'Arctique d'atteindre des records. Alors que le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré en Finlande et dans plusieurs régions en Suède, les températures frisent depuis dimanche les records absolus dans le Grand Nord de l'Europe, avec un thermomètre indiquant entre 30 et 35°C.

À Kevo, tout au nord de la Finlande, il a fait 33,5°C dimanche, la température la plus chaude enregistrée dans cette partie du pays depuis le record de 34,7°C en 1914, selon l'agence STT.

"Encore une coïncidence"

Au niveau national, le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1844, avec une température moyenne de 16,5°C, effaçant un record des années 1950, selon l'institut météorologique national.

En Suède voisine, juin a été de nouveau le plus chaud jamais enregistré à Stockholm (19,3°C en moyenne) effaçant les records de 2018 puis de 2019.

"Est-ce qu'on remarque une tendance? Bah, probablement encore une coïncidence", a ironisé sur Twitter la militante écologiste suédoise Greta Thunberg.

Au niveau national, juin 2021 a été le troisième mois de juin le plus chaud jamais enregistré.

"Nuits tropicales"

En Norvège, l'institut météorologique a enregistré dimanche 34°C à Saltdal, dans un comté proche du cercle polaire, la température la plus élevée enregistrée dans tout le pays cette année. C'est 1,6°C de moins que le record absolu du pays.

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Des "nuits tropicales", signifiant que le thermomètre ne descend pas sous les 20°C, ont également été enregistrées à plusieurs endroits du royaume.

L'été 2021 a déjà été marqué par un record absolu de chaleur au Canada, frôlant les 50°C à l'ombre, sous l'effet d'un "dôme de chaleur".

Selon un rapport publié en mai, l'Arctique se réchauffe trois fois plus vite que le reste de la planète, une poussée du thermomètre plus rapide que ce que l'on croyait et qui est loin d'être terminée.

"La dernière zone de glace"

Des statistiques qui ont des conséquences immédiates. Comme l'explique Futura Sciences, "la dernière zone de glace", qui représente une zone de plusieurs centaines de milliers de kilomètres carré au large du Groenland, où l'on trouve entre autres la mer de glace la plus épaisse de la planète, est en grand danger.

En raison du réchauffement climatique, des scientifiques de l'université de Washington assurent que celle-ci est désormais très fragile, et le 14 août 2020, des images satellites ont montré un amincissement de certaines zones glacées de près de 50%.

Article original publié sur BFMTV.com

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