Réchauffement climatique : comment les jeunes générations sont passées de l’éco-anxiété à l’éco-colère

En 2021, un article du Lancet révélait que, sur 10 000 jeunes de 16 à 25 ans interrogés dans dix pays, la moitié déclarait que le changement climatique les rendait tristes, anxieux, en colère, impuissants et coupables. Presque la moitié considérait que leurs sentiments à propos du changement climatique affectaient négativement leur vie quotidienne, et beaucoup ont fait état de pensées négatives en relation directe avec l’état de la planète. Ces émotions, et notamment la colère, sont fortement corrélées à l’idée selon laquelle les gouvernements ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux environnementaux actuels ; ce qui s’accompagne alors d’un sentiment de trahison et d’abandon.

The Conversation
The Conversation

Ce sentiment est lui-même générateur de colère, comme en témoigne l’exemple bien connu de Greta Thunberg. La jeune activiste suédoise est souvent présentée comme l’égérie de la lutte contre le réchauffement climatique. Parallèlement, elle cristallise les critiques, notamment parce qu’elle ferait trop étalage de ses émotions. On lui reproche par ailleurs de chercher à susciter les émotions de son auditoire par le biais de formules choc. Parmi les émotions qu’elle semble ressentir avec force, et qu’elle tente de communiquer, on trouve immanquablement la colère, émotion qu’elle partage avec les jeunes de l’étude précédemment citée.

« Effet Greta Thunberg »

Les médias l’ont même parfois présentée comme le symbole de la colère de toute une génération. Quand elle dit par exemple « Comment osez-vous encore r...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles