Réchauffement climatique : la hausse moyenne des températures est plus importante que prévu

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

En 2015, presque tous les pays du monde signaient l’Accord de Paris. Ils s’engageaient alors à limiter le réchauffement climatique à « bien en-dessous » de + 2°C – par rapport aux niveaux préindustriels – et si possible, à plus + 1,5°C. Cinq ans plus tard, même si la croissance des émissions de gaz à effet de serre a ralenti, les chercheurs soulignent que les efforts consentis jusqu’à présent ne suffiront pas à atteindre ces objectifs.

Aujourd’hui, la dernière génération de modèles climatique – que les chercheurs appellent CMIP6 – permet de prévoir que, dans un scénario où les émissions ne sont pas rapidement réduites – nous dépasserons les + 1,5°C de réchauffement entre 2026 et 2042. Très vraisemblablement entre 2030 et 2032. Le seuil des + 2°C pourrait même être atteint autour de 2043.

C’était sans compter la publication de nouveaux travaux basés sur la cinquième mise à jour des données du Centre Hadley pour la recherche et la prévision climatique (HadCRUT5, Royaume-Uni). Alors que l’on pensait que la température mondiale avait augmenté de 0,91°C, ceux-ci révèlent que la hausse est plutôt déjà de 1,07°C ! Ce qui nous laisserait encore moins de temps pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

Réduire nos émissions de CO2 d’urgence

« Le changement climatique n’a pas soudainement empiré. C’est juste que notre estimation de l’ampleur du réchauffement s’est précisée », souligne Tim Osborn, chercheur à l’université d’East Anglia (Royaume-Uni) devant la presse. Grâce à une nouvelle manière de mesurer les températures de surface de la mer. Et à la prise en compte de données plus larges sur la région arctique, une région qui se réchauffe deux à trois fois plus...

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