Réchauffement climatique : le Groenland entre nécessité de protéger l’environnement et tentation du profit

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Le Groenland est au cœur de l’intrigue dans la série danoise Borgen, le pouvoir et la gloire, qui fait suite aux trois saisons de Borgen. Une femme au pouvoir (diffusée avec succès dans plus de 60 pays), une saga qui s’inscrit dans la lignée des séries politiques, de West Wing à House of Cards. Les scénaristes imaginent qu’on découvre une forte réserve de pétrole dans le sous-sol du Groenland, ce qui attise les appétits des investisseurs et des grandes puissances.

Ce « pays vert », vaste territoire de près de 2,2 millions de kilomètres carrés, est rattaché au Danemark de longue date, rattachement souvent mal vécu par les habitants, après avoir même été une colonie danoise jusqu’en 1953. En 1979, l’île a accédé au statut de « territoire autonome » et son économie dépend toujours fortement des subsides versés par Copenhague.

Si certains Groenlandais réclament une autonomie plus grande voire l’indépendance, et dénoncent une « colonisation » danoise (effectuée dès le XVIIIe siècle par des missionnaires danois comme Hans Egede, surnommé « l’Apôtre du Groenland » et fondateur de la ville de Nuuk, aujourd’hui capitale du territoire), la population locale de 57 000 habitants se trouve dans une situation difficile, marquée par la corruption et un taux de suicide élevé chez les Groenlandais, affectés souvent par la dépression, l’alcoolisme et le désespoir lié au climat gris et froid et au manque de perspectives.

Des matières premières convoitées

Le Groenland, à l’heure du réchauffement ...


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