Le réchauffement climatique devrait être plus fort que prévu

Cherki, Marc
Fonte des glaces dans la partie ouest de l'Antarctique où s'est formé le gigantesque iceberg A-68, photographié le 31 octobre 2017 depuis un avion de recherche de la Nasa. / MARIO TAMA/AFP

La hausse de la température moyenne de la planète pourrait se situer 15% au-dessus de la projection la plus pessimiste attendue pour 2100.

Encore une mauvaise nouvelle pour le climat. En tenant compte des dernières mesures sur Terre et dans l'atmosphère, la hausse moyenne de la température de la planète bleue devrait être plus importante que ce qui était attendu jusqu'à présent vers la fin du siècle, prévoit un article publié mercredi soir dans Nature. Les auteurs de la publication, deux chercheurs du département d'écologie globale de l'Institution pour la science de Carnegie à Stanford (États-Unis), tablent sur une hausse globale de la température moyenne de 4,8°C vers 2100 par rapport au début de l'ère industrielle soit un relèvement de 0,5°C, par rapport au scénario le plus sombre du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat) qui projette pourtant une hausse de 4,3°C avec des émissions de gaz à effet de serre augmentant à un rythme élevé et provoquant ainsi un important «forçage radiatif» (une hausse accrue de l'effet de serre).

De plus, la marge d'erreur serait réduite, toujours par rapport aux scénarios du Giec, car certains modèles mathématiques (qui ne sont pas adaptés aux observations) ont été éliminés. Elle serait de 0,4°C autour de la hausse attendue de la température, au lieu de 0,7°C qui avait été calculé jusqu'à présent. En 2100, ou peut-être dès 2081, la hausse moyenne de la température serait donc comprise entre 4,4°C et 5,2°C.

Réduire le nombre de modèles climatiques pour diminuer la marge d'erreur

«C'est un papier intéressant qui peut ouvrir des perspectives. L'intérêt tient à sa méthode qui permet une réduction de l'incertitude sur les projections climatiques», souligne Robert Vautard, directeur de recherche CNRS à l'Institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL) et expert des phénomènes extrêmes. Même si cette méthode n'est pas révolutionnaire, elle s'inscrit dans une tendance (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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