Le réchauffement climatique au cœur de la géopolitique mondiale ?

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The Conversation
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Article de Rodolphe Desbordes, Professeur d'économie, SKEMA Business School et Frédéric Munier, Professeur affilié de géopolitique, SKEMA Business School

Le dernier rapport du Giec, publié le 9 août 2021, esquisse des perspectives d'avenir inquiétantes, en soulignant notamment la hausse alarmante des températures malgré les engagements des gouvernements.

Plus que jamais, il est clair que l'action – ou l'inaction – des États est décisive en la matière. S'il est courant de lire des analyses sur les conséquences géopolitiques du réchauffement climatique – pensons par exemple aux migrations climatiques qui ne manqueront pas d'engendrer des crises internationales –, ne faudrait-il pas alors inverser l'ordre des termes : n'est-ce pas finalement la géopolitique qui détermine le changement climatique ?

En effet, le bouleversement d'ampleur planétaire auquel nous faisons face ne pourra être ralenti qu'au prix d'une action globale et concertée de l'ensemble des pays, notamment les plus riches et les plus pollueurs. Une telle coopération internationale, si elle a lieu, sera motivée par des intérêts nationaux plutôt que par une vision cosmopolite.

Un état des lieux inquiétant

Le rapport du Giec qui, rappelons-le, fait la somme de plus de 14.000 publications scientifiques relatives au climat, marque une nouvelle étape dans l'appréciation du changement climatique, ses déterminants et ses conséquences potentielles.

Les travaux compilés vont tous dans le même sens, en établissant que c'est bien l'action humaine qui explique le réchauffement sans précédent qu'a connu notre Planète durant la dernière décennie. Les facteurs dits « naturels », comme l'activité solaire ou le volcanisme, n'ont qu'un très faible impact sur le climat, contrairement à l'activité humaine.

Change in global surface temperature (annual average) as observed and simulated using human and natural and only natural factors (both 1850-2020). Rapport du GIEC, août 2021
Change in global surface temperature (annual average) as observed and simulated using human and natural and only natural factors (both 1850-2020). Rapport du GIEC, août 2021

Autre enseignement du rapport, la hausse de...

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