Réalité virtuelle : le "mal des transports" se lit dans le cerveau

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La sensation de déstabilisation et de vertige typique de certaines expériences de réalité virtuelle peuvent se détecter par électro-encéphalographe. Pour la première fois, des chercheurs américains ont procédé à de telles mesures.

C’est un reproche récurrent fait à la réalité virtuelle : elle peut provoquer des sensations de nausée et de vertige. Connue sous le nom générique de “mal des transports”, la cybercinétose vient de ce que la personne, coupée du monde réel dans un casque de réalité virtuelle subit les effets de la latence entre ses gestes et leur traduction dans l’univers simulé. Il y a un décalage entre ce qu’il ressent de son positionnement spatio-temporel et ce qu’il en voit. Tout le monde n’y est pas sujet, pas dans les mêmes proportions en tout cas.

Il est aussi difficile de la constater autrement qu’en l’éprouvant ou en “débriefant” la personne qui vient de vivre une expérience immersive. A moins de pouvoir la mesurer en temps réel. C’est exactement ce qu’on réussit à faire deux chercheurs de l’université du Maryland (Etats-Unis). Ils se sont servi d’un casque à électroencéphalographie (EEG) pour mesurer l’activité cérébrale en même temps que des participants vivaient une séquence de réalité virtuelle.

Un travail de recherche inédit

Ce n’est pas la première fois que l’EEG est utilisé en matière de réalité virtuelle (RV), notamment dans le cadre d’un CAVE (des simulations projetées sur les murs et les sols de salles dédiées). Mais dans ce cas-là, le sujet n'est pas isolé puisqu'il est équipée de lunettes 3D. Par contre, l'application d'un EEG à une immersion via un visiocasque est inédite.

Ce travail fait l’objet d’un article paru dans la revue . Bien qu’embryonnaire encore, la méthode a permis d’établir des corrélations entre la cinétose et certains pics d’ondes cérébrales.

Généralement, la cinétose est étudiée sur la base de questionnaires soumis aux sujets. Une méthode qui à l’inconvénient, écrivent les chercheurs dans leur article, de ne pouvoir être “administrée seulement au terme d’une séance d’immersion ou nécessitant l’interruption de l’expérience pour que le sujet remplisse le questionnaire. Attendre la fin fait perdre la précision temporelle de la cybercinétose et inte[...]

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