La réalisatrice de "Falcon et Soldat de l'Hiver" décrypte la fin de la mini-série Marvel

Jérôme Lachasse
·3 min de lecture
Anthony Mackie et Sebastian Stan dans la série
Anthony Mackie et Sebastian Stan dans la série

Moins expérimentale que WandaVision, la mini-série Falcon et le Soldat de l'Hiver aura finalement suscité moins de théories abracadabrantesques de la part des fans de l'univers étendu de Marvel. Terminée depuis la semaine dernière, elle aura toutefois permis d'introduire le premier Captain America noir, Sam Wilson (Anthony Mackie), connu précédemment sous le nom de Falcon.

Jusqu'à présent, celui que l'on considère comme le premier Avenger a toujours été incarné au cinéma par Chris Evans, qui a tiré sa révérence dans Avengers Endgame (2019). À la fin de Falcon et le Soldat de l'Hiver, Sam Wilson reprend donc le flambeau de son ami Steve Rogers en devenant le nouveau propriétaire de son bouclier.

"Pour moi, c’est l’histoire la plus importante du siècle!", s'enthousiasme Kari Skogland, réalisatrice des six épisodes de la mini-série, lors d'une table ronde à laquelle BFMTV a pu assister cette semaine. "Qu’un homme noir s’empare du bouclier de Captain America, qui est depuis sa création une icône très blanche, [c'était très important]."

"Réinventer la notion de héros"

Elle se souvient de l'émotion ressentie sur le tournage de cette scène: "On l'a tournée au début du tournage. C'était très puissant, mais on n’avait pas le costume sur le plateau! Tout est dans la performance [d'Anthony Mackie]. C’est le moment où je me suis pincée pour être sûre que tout ceci était bien réel!"

Et la réalisatrice d'ajouter: "Quand on l’a vu ensuite arriver sur le plateau en costume, c’était incroyable. Voir un homme noir porter ce costume de Captain America, ça nous a donné des frissons! On savait tous à quel point ce projet était important non seulement pour le MCU, mais aussi pour le monde."

"Mon idée, dès le début, c’était de réinventer la notion de héros", commente-t-elle encore. "Chris Evans, ce Captain America, il est très blanc, c’est vraiment le super-héros traditionnel. Ce personnage est né en réaction aux nazis en 1941. C’est un symbole un peu daté à présent. Le monde a changé. L'image du héros a changé, surtout depuis le 11-Septembre. Les héros sont maintenant les premiers intervenants. On l’a bien vu pendant la pandémie: les héros, c'est le personnel soignant. C’était important pour moi d’analyser ce que ce bouclier représente en rapport avec l’image du héros."

Elle avait placé un indice dès le premier épisode, lors d'une scène en apparence anodine où Sam repasse sa chemise. Individu normal qui n’a pas de véritables pouvoirs, Sam n'a jamais eu la force de Steve Rogers. Selon Kari Skogland, cette scène résume toute l'ambition de la série: "Falcon et le Soldat de l'Hiver est la suite de Endgame, qui était un spectacle incroyable. Il fallait que la série soit à l’inverse, un road movie avec juste deux mecs."

La suite devrait être plus musclée pour Sam Wilson: le personnage sera le héros de son propre film, Captain America 4, écrit par Malcolm Spellman, showrunner de Falcon et le Soldat de l'Hiver.

Article original publié sur BFMTV.com