Réactions des eurodéputés au discours sur l’état de l’Union

Une fois le discours de la présidente de la Commission européenne sur l'état de l'Union terminé, place aux commentaires des eurodéputés.

Un grand nombre approuve la proposition d'une contribution exceptionnelle des fournisseurs d'énergie. Paradoxalement les plus fortes réserves exprimées sur cette question sont venues des rangs des chrétiens-démocrates, la propre famille politique d'Ursula von der Leyen.

"Pouvez-vous imaginer une taxe exceptionnelle et un plafonnement des prix décidés au niveau national sans un vote au parlement national. Nous parlerions alors d'un problème démocratique. Mais aujourd'hui nous avons en Europe des propositions de la sorte sur la table", regrette Manfred Weber, président du groupe PPE (Parti populaire européen).

Une quasi-majorité des parlementaires, présents mercredi à Strasbourg, affiche son soutien à l'Ukraine. De nombreux élus estiment, à l'image de la présidente de la Commission, que les sanctions contre la Russie doivent être maintenues.

"Il serait complètement absurde de changer de direction alors que nous voyons sur le terrain les premiers résultats et le début de l'échec de la stratégie de (Vladimir) Poutine. Il faut donc poursuivre car il ne s'agit pas seulement de prix et d'euros, il s'agit de démocratie", souligne Pascal Canfin (Renew Europe).

Si Ursula von der Leyen a bien évoqué dans son discours la question de l'Etat de droit dans l’UE, les Verts au Parlement contestent la substance de ses propos.

"Nous attendions des mots plus forts sur la défense des droits fondamentaux. Quand on voit ce qui se passe par exemple avec la restriction en Hongrie du droit à l'avortement, cela nous inquiète énormément", déplore Ernest Urtason (les Verts).

Les eurodéputés attendent désormais avec impatience les prochaines semaines et les prochains mois pour voir la Commission transformer ces paroles en actes.