Réédition de l'adaptation de "L’Espion qui venait du froid" : le spectre du mur de Berlin

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Le chef d'oeuvre en noir et blanc "L'Espion qui venait du froid", de Martin Ritt avec Richard Burton et Claire Bloom, sorti en France en 1966, a bouleversé le genre jusque-là un brin manichéen du film d'espionnage. Tourné d'après le roman éponyme de John Le Carré, récemment disparu, le film vient d'être réédité. Voici pourquoi il faut le voir absolument.

Décédé le 12 décembre dernier, le grand écrivain David Cornwell, alias John Le Carré, laisse une vingtaine de romans pour l’essentiel réussis. Son plus célèbre, qui lui a permis de vivre de sa plume, est sans conteste L’espion qui venait du froid (1963), un succès planétaire adapté quatre ans plus tard à l’écran par Martin Ritt, avec Richard Burton et Claire Bloom. Un chef d’oeuvre du cinéma, à voir ou à revoir, qui vient d’être réédité. Loin des bluettes trop souvent manichéennes, opposant des Occidentaux vertueux à d’horribles communistes sans scrupules, L’espion qui venait du froid est un récit haletant et bouleversant sur la guerre froide. Splendidement tourné en noir et blanc par Martin Ritt, avec un Richard Burton magnifique, il raconte un monde implacable de trahisons et de cynisme. Un monde du reste justifié de part et d’autre par des valeurs éminemment universelles et l’intérêt supérieur de la majorité. Dans sa préface à une récente réédition du roman, Le Carré s’interrogeait à ce sujet : " [Ce roman] posait la bonne vieille question que nous nous posons encore cinquante ans plus tard : jusqu’où sommes-nous...

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