Règne. Congo : le principal opposant décède le jour du scrutin, la voie est libre pour Sassou-Nguesso

Courrier international (Paris)
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Il n’y a plus aucun obstacle sur la route de Denis Sassou-Nguesso. Alors que, le 21 mars, les Congolais étaient appelés aux urnes, son principal adversaire, Guy-Brice Kolélas, est mort. Cumulant trente-six ans à la tête de l’État, le président congolais est sur le point de poursuivre son règne cinq années de plus.

“Pas d’Internet, pas de téléphone et quasiment plus d’opposants”, rapporte le site d’information BrazzaNews. S’il y avait déjà peu de suspense quant au gagnant de la présidentielle, il n’y en a désormais plus du tout.

Il était “le seul vrai rival du président sortant”, selon Les Échos du Congo Brazzaville. À 61 ans, Guy-Brice Parfait Kolélas est mort du Covid-19 le soir même du scrutin, dimanche 21 mars, alors qu’il était évacué vers Paris pour se faire soigner. Son équipe de campagne a d’abord suspecté une crise de paludisme aggravée par une importante fatigue. L’homme, admis à l’hôpital sous assistance respiratoire, n’avait pas pu animer son meeting de clôture à Brazzaville. À défaut de galvaniser les foules comme le président sortant, il a adressé un dernier message depuis son lit d’hôpital :

Mes chers compatriotes, je me bats contre la mort, mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez voter pour le changement. Je ne me serai pas battu pour rien.”

Un vote à huis clos

Peu de chance, semble-t-il, que son ultime volonté soit exaucée, car Denis Sassou-Nguesso ne lâche pas de lest. Le jour du vote, le pays a été mis sous cloche. L’accès à Internet et aux réseaux sociaux a été coupé par les autorités. Officiellement, il s’agissait d’éviter la “publication illégale” des résultats. Cependant, “tous les médias proches du gouvernement (essentiellement des télévisions et radios) n’ont eu aucun problème de diffusion”, rapporte le journal congolais.

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