Règles douloureuses : les dangers du congé menstruel

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À Montpellier, une entreprise a instauré le 1er janvier un congé menstruel, disponible à toutes les salariées. Une initiative loin de faire l’unanimité.

Seront-ils les premiers d’une longue liste ? L’entreprise coopérative La Collective, basée à Montpellier, a instauré un congé menstruel, comme l’a rapporté Le Parisien. Chaque mois, les seize salariées femmes ont le droit à une journée de congés, aux frais de l’entreprise, en cas de règles douloureuses. Nul besoin de certificat médical ou autre justificatif : un mail suffit. Dimitri Lamoureux, cogérant de la coopérative, s’est félicité d’une " avancée sociale qui fait écho aux droits des femmes dans la société ". Une mesure permettant de " prendre en considération la souffrance au travail de chacun ", a ajouté un autre employé de La Collective.Un sondage Ifop réalisé pour 20 minutes et Eve and co et publié le 30 mars rapporte que 68 % des Françaises y sont favorables. Stéphanie Rameau, présidente de Ni pute ni soumise, assure de son côté " que toutes les femmes avec qui (elle) en a discuté trouvent que c’est une bonne idée ", ajoutant que " toute avancée est bonne à prendre ". Justement, la sauce ne prend pas : alors qu’aucune initiative similaire n’a vu le jour en France, les rares exemples à l’international ne sont guère concluants.Pays asiatiques précurseursLe Japon a ouvert la voie en 1947 : les femmes y ont droit à quelques jours de congé mensuels en cas de douleurs fortes. Un an plus tard, l’Indonésie suit,...

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