Des règles de cohabitation entre les plantations OGM et les autres

Des règles de cohabitation entre les plantations OGM et les autres
Des règles de cohabitation entre les plantations OGM et les autres

La coexistence de cultures de plantes conventionnelles avec celles génétiquement modifiées (OGM) est possible à condition d'instaurer distance de sécurité et rotation des cultures, a estimé le Haut conseil des Biotechnologies (HBC) dans un avis rendu public mardi. L'avis du HBC, requis en septembre 2010 par le ministère de l'Agriculture, avait pour objet de préciser les conditions techniques relatives à la mise en culture, la récolte et le stockage de plantes OGM afin de minimiser leur présence accidentelle dans les cultures conventionnelles. Pour le Comité scientifique du HBC, si l'on veut réduire le taux de transgène dans les cultures non OGM à 0,1%, des "mesures contraignantes" comme notamment l'obligation de respecter des distances entre les types de cultures, vont s'imposer. L'Union européenne a imposé le seuil de 0,9% de présence d'OGM dans un produit au-delà duquel on doit l'étiqueter avec la mention "contient des OGM". "Pour respecter le seuil de 0,9%, les mesures techniques proposées peuvent ne pas être très différentes des conditions de production actuelles", a noté le comité. «Libre choix du producteur et du consommateur» "Nous avons considéré la possibilité de dispersions, repousses et manutentions" qui peuvent conduire à la présence fortuite de ces transgènes dans les plantes, a expliqué Jean-Christophe Pagès, président du Comité scientifique. Les inégalités territoriales et les aléas climatiques ne permettent pas d'envisager des conditions uniformes pour toutes les régions de France, selon le comité. Outre le maïs MON 810, interdit de culture en France jusqu'à l'annulation de la décision gouvernementale le 28 novembre dernier par le Conseil d'Etat, le comité a examiné les conditions pour la culture d'une pomme de terre transgénique Amflora (autorisée par l'Union européenne) et celles du soja et de la betterave sucrière dont les dossiers (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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