"Qu'une justice honnête soit rendue" : les avocats de Cédric Jubillar plaident pour sa remise en liberté

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Après avoir dénoncé les "vacuités" du dossier qui pèse contre Cédric Jubillar, mis en examen pour le meurtre de son épouse, ses avocats espèrent que la cour lui accordera sa remise en liberté.

C'est en se fondant sur "la vacuité extraordinaire" du dossier contre Cédric Jubillar que ses avocats ont plaidé ce mardi matin pour sa remise en liberté. Incarcéré depuis le 18 juin, celui qui est considéré comme le principal suspect dans le meurtre de sa conjointe, Delphine, clame fermement son innocence. 

"Quand on décortique de façon objective les éléments présentés à charge, on se rend compte de la vacuité de ces éléments qui sont inexistants", a commenté au sortir de l'audience Me Emmanuelle Franck.

Les avocats de Cédric Jubillar se sont donc employés à démonter les éléments de l'accusation en dénonçant d'abord des méthodes "scandaleuses", notamment au moment de la garde à vue.

"J’ai rarement senti une telle pression", a tancé Me Jean-Baptiste Alary

Des pistes inexplorées ?

L'avocat a ensuite affirmé que plusieurs pistes - qui pourraient innocenter Cédric Jubillar - n'avaient pas été explorées. Il a notamment fait référence aux SMS envoyés par un homme à son ex-compagne le 25 décembre dans lesquels il affirme avoir tué l'infirmière de 33 ans, dont le corps n'a toujours pas été retrouvé. 

"J’ai bien tué Delphine, elle ne voulait pas quitter son mari et ses enfants, je l’ai frappée, je l’ai enterrée dans le travers", a écrit cet homme interrogé à deux reprises par les enquêteurs et mis hors de cause.

"Ces SMS n'ont fait l'objet d'aucune investigation et c'est ce qu'on a reproché à l'enquête. Quand quelqu'un indique avoir commis ce meurtre, la moindre des choses est de faire des recherches pour savoir s'il s'agit d'un fou qui s'accuse pour rien ou si c'est une piste sérieuse. Ca n'a pas été fait, c'est très dommage", a réaffirmé devant la presse Me Alary.

Quant aux cris entendus par les voisines le soir de la disparition de Delphine Jubillar, les avocats de la défense estiment que cet élément ne peut être retenu contre leur client en raison d'incohérences dans le récit. 

Ces dernières disent avoir perçu des hurlements à 23h07, lors d’une scène précise du film Retour vers le futur, diffusé sur TF1 le 15 décembre au soir. Or, selon les vérifications, ce passage a été diffusé à l'antenne entre 22h51 et 22h55.

Une "justice honnête"

"Ce qui a été présenté comme des charges de culpabilités lourdes par le procureur de la République ne sont en fait que des indices. Là, on considère qu'on peut maintenir un homme en détention avec un dossier aussi léger? C'est la question qu'on a posée à la cour et nous attendons avec impatience sa réponse", a commenté Me Alexandre Martin.

"Je vous demande de rétablir un certain équilibre", a requis dans une lettre, lue par son avocate, la mère de Cédric Jubillar qui a elle aussi été placée en garde à vue. Une mesure qui l'a, écrit-elle, "brisée". 

"Suis-je convaincue de la culpabilité de mon fils? Il n'en est rien", a-t-elle cependant concédé.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse doit désormais statuer sur la demande de Cédric Jubillar. La décision est attendue jeudi matin. "Nous avons bon espoir à ce qu'une justice honnête soit rendue", conclut Me Martin. 

Article original publié sur BFMTV.com

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