Dans Quotidien, Tristane Banon dénonce la plainte en diffamation déposée par PPDA

Tristane Banon durant la Fashion Week de Paris le 25 septembre 2019 (Photo: Pascal Le Segretain via Getty Images)
Tristane Banon durant la Fashion Week de Paris le 25 septembre 2019 (Photo: Pascal Le Segretain via Getty Images)

Tristane Banon durant la Fashion Week de Paris le 25 septembre 2019 (Photo: Pascal Le Segretain via Getty Images)

VIOLENCES SEXUELLES - Tristane Banon, journaliste et romancière, s’est exprimée sur l’affaire PPDA ce mercredi 11 mai chez Quotidien. À l’occasion d’un reportage retraçant la chute de Dominique Strauss-Kahn, l’écrivaine est revenue sur les accusations d’agression sexuelle qu’elle a portées contre lui après une tentative de viol en 2003.

Durant l’interview, le parallèle avec l’affaire Patrick Poivre d’Arvor était inévitable, l’émission de Mediapart réunissant 20 femmes accusant le journaliste d’agressions sexuelles ayant été diffusée la veille.

L’émission dans Mediapart est “une réaction assez évidente à son déport de plainte”, affirme-t-elle. Les victimes de PPDA ont en effet décidé de prendre la parole ensemble à visage découvert, après que le journaliste a porté plainte contre 16 d’entre elles pour “dénonciation calomnieuse”. “Il ne fallait pas les provoquer à ce point-là”, continue Tristane Banon.

“Il y a un minimum de décence à avoir”, estime la romancière, qui fait le parallèle avec sa propre histoire : “Je ne parlais pas aux médias (...) Mais ensuite, il y a eu cette interview de DSK chez Claire Chazal, où il a menti et était rarement contrarié. Là, j’ai vu rouge. C’est là que je me suis dit : ‘Cette fois je vais parler’”, explique-t-elle.

Comme Tristane Banon, les 20 victimes de PPDA ont confié que l’interview du journaliste sur le plateau de Quotidien en mars 2021 les a aussi encouragées à parler. Durant l’entretien, il niait les accusations, déclarant même qu’elles le révoltaient.

PPDA a incité l’écrivaine à dénoncer DSK

Durant l’émission de ce mercredi 11 mai, Tristane Banon a également fait une révélation très troublante. Elle affirme que PPDA fut l’un des premiers à être au courant de son agression par DSK. “C’est même lui qui m’a dit qu’il fallait absolument faire connaître ces faits, que cet homme risquait un jour d’être président de la République, et qu’on ne pouvait pas admettre qu’un président soit un criminel sexuel”, raconte-t-elle. “C’est lui qui, le premier, a parlé à des journalistes de ce qui m’était arrivé”, ajoute l’écrivaine.

Une situation “très compliquée” et troublante. “C’est assez dingue”, lance-t-elle. Une chose est sûre pour Tristane Banon: “Il faut entendre ces femmes” et “laisser faire la justice”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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