"Quotidien": Emmanuel Macron se défend de banaliser l'extrême droite

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Emmanuel Macron revient sur son entretien à
Emmanuel Macron revient sur son entretien à

Emmanuel Macron revient sur son entretien à "Valeurs actuelles" et se défend de banaliser l'extrême droite. (Photo: Associated Press)

POLITIQUE - Sur le grill la grille. Le président-candidat participait ce lundi 18 avril à l’émission C à vous sur France 5, ainsi qu’à Quotidien sur TMC. Emmanuel Macron a notamment pu expliquer certains pans de son programme, comme la réforme des retraites, ou défendre le bilan de son quinquennat sur les questions écologiques et démocratiques.

Alors qu’il affronte dimanche Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle pour la deuxième fois en cinq ans, le chef de l’État a également été questionné sur sa responsabilité dans la progression de l’extrême droite. Il avait promis, lors de son accession à l’Élysée, de tout faire pour que les Français n’aient plus une seule raison de voter pour le Rassemblement national. Cinq ans plus tard, la formation lepéniste et le nouveau venu Éric Zemmour font mieux dans les urnes.

“Si Marine Le Pen est élue au soir du 24 avril, ce sera la faute de qui?”, demande un journaliste de Quotidien dans un entretien d’une quinzaine de minutes. Réponse du président sortant, comme vous pouvez le voir ci-dessous (à partir de 6′10): “Des Françaises et des Français. Vous me faites rire, c’est la démocratie. C’est un choix de vous”.

“Je me bats, je ne suis jamais dans la politique-fiction. Je me bats pour y arriver”, développe-t-il, dans la foulée. Relancé sur la question de savoir s’il n’a pas participé à une forme de “banalisation” de ce courant, en accordant une longue interview au magazine ultra-conservateur Valeurs actuelles (à l’automne 2019),en laissant “des ministres débattre avec Jean Messiha sur CNews”, ou en cultivant une amitié publique avec Philippe de Villiers, le président de la République réfute.

Premier président à être interviewé par Valeurs actuelles

″Allez chercher du côté des gens qui ont expliqué pendant des mois et des mois les théories du grand remplacement et tout le toutim. C’est pas chez moi que vous avez entendu ces mots”, a-t-il d’abord répondu, avant d’ajouter: ”Je pense qu’il faut aller chercher les gens y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Mais ce n’est pas servir leurs idées que de défendre mes idées dans leurs colonnes.”

Ce n'est pas servir leurs idées que de défendre les miennes dans leurs colonnes.Emmanuel Macron à propos de son entretien à "Valeurs actuelles" en 2019

Emmanuel Macron, premier président de la République à s’épancher dans Valeurs actuelles, sur le thème de l’immigration et de la sécurité, a également profité de ces questions pour mieux cibler son adversaire du second tour.

“Moi, je ne choisis pas les journalistes. Marine Le Pen elle dit: ’je ne veux pas de quelqu’un comme vous car vous êtes de Quotidien (...) J’ai fait une interview avec VA, ce ne sont pas des journalistes qui pensent comme moi, mais je parle à tout le monde. Un responsable politique, c’est son devoir”, a-t-il ajouté en prenant à témoin son interlocuteur: “Je suis allé me battre partout”.

Une référence au choix, assumé, de Marine Le Pen d’exclure les reporters de l’émission de Yann Barthès de ses événements de campagne. Une façon, aussi, peut-être un brin hasardeuse, de tirer un trait d’égalité entre les journalistes du programme de TMC et ceux de Valeurs actuelles.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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