"Mon quotidien a changé radicalement": des Français installés en Italie racontent leur confinement

Pour ralentir l’épidémie de coronavirus, les 60 millions d'Italiens sont soumis depuis mardi à de sévères restrictions. Fermetures d’école et de centres culturels, sorties limitées… Leur quotidien est ainsi bousculé jusqu’au 3 avril, minimum. Chacun tente de retrouver un peu de sens dans ce mode de vie ralenti.

Les Italiens forcés au confinement. Depuis mardi, toute la population est appelée à rester cloîtrée sauf pour aller travailler, se ravitailler ou se soigner. C’est "pour le bien de tous", précise le gouvernement qui tente d’endiguer l’épidémie de coronavirus qui a déjà touché plus de 10.000 personnes dans le pays, et fait 631 morts.

Cinémas, théâtres et centres culturels sont désormais fermés. Les bars et restaurants restent quant à eux ouverts de 06h00 à 18h00, mais il faut y respecter une distance de sécurité d'au moins un mètre entre clients. Des restrictions sévères qui bousculent le quotidien de 60 millions de personnes. 

"Ma vie change d’une façon radicale, c’est une situation analogue à un temps de guerre, raconte ce mercredi sur BFMTV Véronique Enderlin, expatriée française à Pavie depuis 15 ans. On passe notre temps à travailler enfermés chez nous, on sort le moins possible et quand on est dehors, on reste à 5 mètres les uns des autres, munis de gels antibactériens et de masques. On a peur pour tout le monde."

Apporter "un peu de normalité"

Face à cette situation exceptionnelle qui a gagné l’ensemble du pays en seulement quelques semaines, Rosaria Delia, professeure de français à Turin, tente d’apporter "un peu de normalité mais c’est difficile quand toute l’Italie est désormais déclarée 'zone à protéger'". Les écoles et universités ont fermé leurs portes, alors cette institutrice reste...

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