"Est-ce qu'on a raté quelque chose ?" : les difficultés des services de renseignement face aux derniers attentats islamistes en France

Catherine Fournier
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La coïncidence est assez rare pour rester dans les mémoires. Ce vendredi 25 septembre, un enquêteur de la DGSI témoigne par visioconférence au procès des attentats de janvier 2015. Pas n'importe lequel. Il s'agit de l'ancien chef de la division judiciaire en charge de l'antiterrorisme à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). La voix étranglée par l'émotion, il confesse "l'énorme regret" au sujet des frères Kouachi. "On parle beaucoup des services [de renseignement] comme des institutions. Moi je travaille depuis sept ans avec des hommes et des femmes de conviction. Ils ne sont pas rentrés là parce qu'ils ont vu de la lumière. Chaque attentat est ressenti comme un échec pour nous", lâche-t-il derrière l'écran qui masque son visage. Au même moment, les téléphones portables se mettent à vibrer dans la salle d'audience : un homme vient d'attaquer au hachoir deux personnes devant les anciens locaux de Charlie Hebdo.

L'attentat commis par Zaheer Hassan Mahmoud, un Pakistanais de 25 ans, est le premier d'une série d'attaques qui va replonger la France dans l'effroi. Le 16 octobre, un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), Samuel Paty, est décapité (...)

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