Quitter son emploi pour s’engager dans la lutte contre le changement climatique

Photo Pixabay/cc

La transition énergétique pourrait créer plus de 24 millions d’“emplois verts” dans le monde d’ici 2030, selon une estimation de l’Organisation internationale du travail. Mais au cours de ces dernières années, leur nombre n’a progressé qu’au rythme de 8 % par an, si l’on en croit une enquête LinkedIn relayée par Bloomberg. Sans attendre, de nombreux travailleurs cherchent à se mettre au service d’entreprises respectueuses des objectifs climatiques, quitte à changer radicalement de vie. Le site d’information américain a recueilli des dizaines de témoignages de ces “climate quitters” qui n’ont pas hésité à démissionner pour s’engager dans la lutte contre le changement climatique.

Catherine Cleary a “éclaté en sanglots” alors qu’elle était encore au bureau après avoir lu le rapport publié par le GIEC en 2018 qui expliquait ce qui allait se passer dans le monde si la température augmentait de 1,5 °C. “Mon plus jeune fils avait 8 ans. Il allait devenir adulte dans un monde de plus en plus inhabitable.” À l’époque, elle était critique gastronomique. Deux ans plus tard, elle a démissionné pour fonder Pocket Forests, une entreprise qui aide les habitants des zones urbaines à régénérer les sols, planter des arbres et créer des jardins.

“Je vis en accord avec mes convictions”

Pour l’avocat Justin Kennedy, qui travaillait en Australie pour les industries du pétrole et du gaz, c’est un rapport de l’Agence internationale de l’énergie qui a été le déclic : il montrait que pour atteindre les objectifs climatiques, il faudrait renoncer à tout nouveau projet de développement des énergies fossiles. Justin Kennedy, qui avait plus de vingt ans d’expérience dans sa spécialité, a brusquement décidé de quitter son poste pour rejoindre SunCable, une entreprise vouée au transport de l’énergie solaire sur de longues distances.

Rebecca Cooke a été plus radicale. Elle a quitté Londres et son bureau pour une île au large de la Nouvelle-Zélande, où elle cultive son jardin. Pour gagner sa vie, elle s’est spécialisée dans la rédaction de contenus consacrés précisément à la transition énergétique et au climat. Grâce à l’énergie solaire elle a l’électricité, mais pas l’eau courante, un inconvénient dont elle s’accommode. Elle confie : “Je vis en accord avec ce que je ressens comme juste.”

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