Ils ont tout quitté pour devenir boulangers

·1 min de lecture
© France Keyser/Myop pour le JDD

D'abord grimper. Suivre la petite route qui longe le Jabron, le cours d'eau qui a donné son nom à cette vallée des Alpes-de-Haute-­Provence, près de Sisteron. Les falaises chauves se découpent sur le ciel bleu de cette Provence âpre, chère à Jean Giono. Quel meilleur cadre pour changer de vie? Un dernier virage au-dessus des lavandins et la voici qui surgit : bienvenue à l'École internationale de boulangerie, une modeste maison en bois clair posée sur le grand champ d'herbe d'un hameau isolé du village de Noyers-sur-Jabron.

Une salle de classe, un laboratoire et un grand four dessinent la mini-école aux formations express. À la clé, une grande promesse : apprendre à travailler le levain naturel pour devenir boulanger bio. Mieux : en vivre bien.

À 46 ans, Thomas Teffri-­Chambelland est l'une des figures françaises de la néoboulangerie

L'homme qui a fait germer ce petit miracle en plein champ ­s'appelle Thomas Teffri-­Chambelland. À 46 ans, il est l'une des figures françaises de la néoboulangerie, qui entend transmettre un savoir-faire redonnant ses lettres de noblesse au pain en laissant fermenter en douceur un produit de haute qualité, forcément bio, à mille lieues du cliché d'un boulanger forçat, cuisant fissa la nuit des fournées aux farines industrielles et aux levures chimiques. Le refrain du retour à la qualité est désormais bien connu. Mais l'affluence dans cette école unique en France, elle, est plus récente.

Lire aussi - "Il ne faut pas se contenter de faire du bon pai...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles