Quinze ans plus tard, avons-nous déjà oublié ce qui a tué Ilan Halimi ?

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Pendant des années, on a refusé de voir la montée de ce nouvel antisémitisme en France, parce qu’il n’émanait plus de populations blanches, catholiques et d’extrême droite comme autrefois, mais de jeunes gens, issus de l'immigration, ayant grandi dans des quartiers difficiles.

Le 13 février 2006, le corps martyrisé d’Ilan Halimi était retrouvé au bord d’une voie de RER. Le jeune homme avait été retenu depuis le 21 janvier par un groupe de jeunes gens, le " gang des barbares ". L’enquête montrera que vingt-sept personnes étaient au courant de sa détention dans une cave. Vingt-sept personnes qui, à aucun moment, n’ont alerté la police ni éprouvé le besoin de signaler à qui que ce soit le martyr de ce garçon. Martyr qui n’était dû qu’à une chose : il était juif et donc considéré comme ayant potentiellement de l’argent. C’est cela qu'avaient en tête ceux qui l’ont enlevé, torturé, privé de nourriture, et qui lui ont imposé tous les sévices possibles par sadisme et par méchanceté pure.Il a pourtant fallu un temps infini pour que la justice et la société française acceptent l'idée qu’il s’agissait bien d’antisémitisme. Quelques années plus tard, le 19 mars 2012, des enfants ont été tués parce qu’ils étaient juifs. Puis en 2015, après le massacre de Charlie Hebdo, des citoyens français ont été assassinés alors qu’ils faisaient leurs courses dans un supermarché uniquement parce qu’ils étaient juifs. Le plus atroce, c’est que l’attentat du Hyper Cacher n’aurait peut-être...

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